Bruxelles, 24/08/2012 (Agence Europe) - Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, était à Berlin vendredi 24 août où il a plaidé la cause de son pays auprès de la chancelière allemande, Angela Merkel, avant d'être reçu à Paris ce samedi par le président français, François Hollande. Il l'a assuré de sa volonté de tenir ses engagements au titre du 2ème sauvetage financier d'Athènes, tout en demandant aux Européens un peu d'air - mais pas plus d'argent - pour relancer l'économie grecque en récession depuis 5 ans (réduction estimée de 7% du PIB en 2012). Comme il l'a indiqué au quotidien Le Monde, cela passe par l'adoption prochaine de
11,7 milliards d'euros d'économies sur deux ans, l'intensification des privatisations (objectif porté à 30 milliards d'euros d'ici 2016 grâce à l'inclusion de la cession des chemins de fer et de centrales électriques). Pour mener à bien ces privatisations, il a appelé les leaders politiques, nombreux en Allemagne, à cesser d'envisager une sortie de la Grèce de la zone euro, alors que le FT Deutschland affirme que les autorités allemandes ont mis en place une cellule étudiant les effets de contagion d'une telle hypothèse.
La veille, la France et l'Allemagne avaient affiché leur fermeté vis-à-vis de la Grèce, pressée de remplir ses engagements, tout en souhaitant que le pays reste dans l'Eurozone. Mme Merkel a souhaité « que chacun respecte ses engagements ». Selon elle, une décision définitive relative à une nouvelle tranche d'aide supérieure à 30 milliards d'euros n'interviendra pas avant la présentation, au mieux fin septembre, du rapport final de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) qui retournera à Athènes début septembre. « Nous voulons que la Grèce soit dans la zone Euro. (…) Il appartient aux Grecs de faire les efforts indispensables pour que nous puissions atteindre cet objectif », a déclaré le président français, François Hollande. (MB)