Bruxelles, 23/08/2010 (Agence Europe) - Le prochain sommet UE/États-Unis se tiendra le 20 novembre prochain, à Lisbonne. La réunion entre le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président américain Barack Obama aura lieu en marge du sommet de l'OTAN qui se déroulera dans la capitale portugaise les 19/20 novembre. L'agenda doit encore être établi au cours des prochaines semaines, mais il est évident que des sujets tels que la régulation des marchés financiers, la préparation du prochain G20 à Séoul en novembre, la relance de l'économie mondiale, les négociations post-Copenhague sur le changement climatique, le programme nucléaire iranien, l'Afghanistan/Pakistan et le processus de paix au Proche-Orient figureront à l'ordre du jour. « Les présidents Van Rompuy et Barroso espèrent que cette nouvelle rencontre avec le président Obama permettra de réaffirmer l'agenda transatlantique et de renforcer la coopération UE/États-Unis sur des questions d'intérêt commun », souligne la Commission européenne dans un communiqué publié le 17 août. Ce sommet sera aussi le premier avec les États-Unis depuis l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Pour rappel, celui qui avait été programmé pour mai 2010 à Madrid, sous Présidence espagnole de l'UE, avait finalement été reporté à la demande des Américains, officiellement pour des raisons d'agenda du président Obama (EUROPE n°10069). Certains en Europe avaient interprété ce geste comme un signe de marginalisation politique de l'Union européenne. Dans un communiqué du 17 août confirmant la participation de M. Obama au sommet de Lisbonne, la Maison Blanche s'efforce de dissiper cette crainte. « Les États-Unis n'ont pas de partenaire plus fort que l'Europe pour faire avancer la sécurité et la prospérité dans le monde », lit-on dans cette note. Récemment, dans une interview avec le Times, M. Barroso avait estimé que les relations entre l'UE et les États-Unis sont plutôt décevantes à l'aune des attentes suscitées par l'élection de M. Obama. « La relation transatlantique n'a pas atteint son potentiel. Je pense que nous devons faire plus ensemble. Nous disposons de conditions sans précédent et il serait dommage de manquer cette opportunité », avait notamment déclaré le président de la Commission (EUROPE n°10182). Entre-temps, le nouveau représentant de l'UE aux États-Unis, Joao Vale de Almeida (ancien directeur général de la DG Relex de la Commission et ancien chef de cabinet de M. Barroso), a présenté mardi 10 août à la Maison Blanche ses lettres de créances au président Obama. (H.B.)