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Bulletin Quotidien Europe N° 13916
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

COP31 en Turquie - l'UE pourrait s'associer avec l'Inde, la Chine ou l'Arabie saoudite pour combler l'absence des États-Unis

Lors de la réunion informelle des ministres de l'Environnement des États membres de l'Union européenne à Dublin, vendredi 24 juillet (EUROPE 13916/1), une session de discussion a été consacrée à la diplomatie européenne lors des conférences organisées par l'ONU, en particulier en vue de la COP17 sur la désertification, en août, et de la COP31 sur le climat, en novembre.

Selon une source du Conseil, l'UE s'est rendu compte, lors de la COP30 en novembre 2025 à Belém, au Brésil, qu'elle n'avait pas suffisamment anticipé ce que signifiait l'absence des États-Unis, partenaire historique de l'UE, lors des négociations internationales sur le climat. Cette COP, qui devait être celle de « la mise en œuvre », n'a pas abouti à de nouvelles décisions majeures en raison du 'sabotage' des pays producteurs de pétrole, notamment l'Arabie saoudite (EUROPE 13757/1).

Dans le cadre de la préparation de la COP31, qui se tiendra à Antalya, en Turquie, les ministres de l'Environnement de l'UE envisagent de s'associer à de nouveaux partenaires au-delà des traditionnels petits États insulaires (SIDS) et des pays les moins avancés (LDCs). En effet, selon cette source, l'UE pourrait chercher des partenaires au sein des délégations indienne, chinoise, saoudienne ainsi qu'au sein du groupe des pays arabes (22 États) et africains (54 États), notamment pour aborder la difficile question du financement de l'action climatique.

Une approche plus stratégique, plus directe et plus lisible devrait être élaborée par la Présidence irlandaise du Conseil de l'UE en amont de la COP31, selon la même source.

Le financement climatique, point de blocage récurrent des COP. « L'Afrique compte 33 des pays les moins avancés sur 45, et pourtant, elle ne reçoit qu'environ 14% des financements climatiques et seulement 3% des investissements du secteur privé », a déclaré Mary Robinson, ancienne présidente de l'Irlande entre 1990 et 1997, invitée vendredi à prononcer un discours inspirant sur la diplomatie climatique internationale. Elle a notamment appelé les ministres à ne pas prendre de mesures à court terme qui « compliqueraient considérablement la réalisation des objectifs à long terme ».

Dès 2026, les États membres de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) se sont engagés à aider les pays en développement pour leur action climatique grâce à un financement de 300 milliards de dollars par an.

Le projet de conclusions du Conseil: https://aeur.eu/f/n10  (Nadège Delépine)

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