login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9244
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/iran/nucleaire

Le Conseil de sécurité donne un mois à Téhéran pour suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium

Bruxelles, 01/08/2006 (Agence Europe) - Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté lundi une résolution donnant un mois à l'Iran pour cesser ses activités d'enrichissement d'uranium, faute de quoi il envisagera des sanctions. Le Conseil de sécurité « exige que l'Iran suspende toute activité d'enrichissement et de retraitement d'uranium, y compris la recherche et le développement, ce qui doit être vérifié par l'Agence internationale de l'énergie atomique » (AIEA), souligne le texte. Proposée par l'UE-3 (Allemagne, France et Royaume-Uni) et adoptée par 14 voix pour, une contre (du Qatar), la résolution 1696 demande en outre au directeur de l'AIEA Mohammed El Baradei de présenter pour le 31 août un rapport indiquant si Téhéran se sera conformé ou non aux exigences du Conseil de sécurité. Alors qu'il invoque l'article 40 du chapitre VII de la Charte de l'ONU, qui prévoit la prise de « mesures provisoires », le Conseil de sécurité, anticipant un refus iranien, envisage le recours à l'article 41, plus contraignant, qui lui permettrait alors d' « adopter des mesures appropriées (...) pour persuader l'Iran de se conformer à la résolution ». Selon l'article 41, le Conseil de sécurité peut décider de « mesures n'impliquant pas le recours à la force armée » mais pouvant inclure l'interruption complète ou partielle des relations économiques et diplomatiques. De telles mesures devront faire l'objet « de nouvelles décisions» du Conseil de sécurité, précise la résolution 1696 qui, ainsi formulée, satisfait la Russie et la Chine, opposées à l'automaticité du recours éventuel à des sanctions. Téhéran a pour sa part prévu de répondre au Conseil de sécurité le 22 août, et a indiqué que le conflit au Liban pourrait avoir un impact sur sa réponse au paquet d'incitations (offre de coopération politique, technologique et commerciale) des « Six » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l'Allemagne). Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Hamid Reza Assefi, avait toutefois averti dès dimanche que cette offre ne serait « plus à l'ordre du jour » si la résolution 1696 devait être adoptée.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES