Bruxelles, 04/08/2005 (Agence Europe) - Le neuvième édition du Guide to the European Union- The definitive guide to all aspects of the EU, réalisé par Dick Leonard et actualisé avec l'aide de Leo Cendrowicz, vient d'être publiée par The Economist (un premier Pocket Guide to the European Community avait été publié en 1988). Après une brève évocation des origines de la Constitution européenne, les méandres des institutions et des politiques de l'Union européenne sont analysés par Dick Leonard, qui écrit au sujet de l'Europe depuis plus de vingt-cinq ans (notamment pour The Economist et The Observer), qui a été membre travailliste de la Chambre des Communes (très pro-européen, à l'époque où le Labour ne l'était pas du tout) et qui a récemment publié A Century of Premiers: Salisbury to Blair, la première partie d'une trilogie sur les premiers ministres britanniques. (Profile Books Ltd, 3A Exmouth House, Pine Street, London EC1R OJH ; http://www.profilebooks.com ; http://www.economist.com. ISBN 1 86197 930 4).
Par ailleurs, dans une dizaine de pages serrées sur The UK and the Union, Dick Leonard raconte la « longue histoire de méfiance » entre les Britanniques et le Continent, tout en constatant que, avec le prestige dont il bénéficiait à la fin de la deuxième guerre mondiale, le Royaume-Uni aurait eu une « influence prédominante sur la forme » qu'aurait pris la construction européenne, s'il avait joué à l'époque un rôle de pointe « dans le mouvement vers une intégration plus étroite ». Dick Leonard rappelle comment, grâce à sa révolte et à celle de 68 autres députés travaillistes, la Chambre des Communes avait finalement approuvé les termes d'adhésion du Royaume-Uni à la Communauté européenne, mais aussi comment le Labour avait finalement proposé, pendant la campagne électorale de 1983, le retrait britannique de la Communauté. Le parti travailliste commence à voir « la CE de manière positive » seulement en 1988, après une visite faite aux syndicats par Jacques Delors qui avait « enflammé les délégués » avec sa vision de l'Europe, se souvient Dick Leonard. Autocritique à l'égard des siens, Dick Leonard égratigne aussi les Tories (« Mme Thatcher a réduit l'influence britannique dans la CE », « John Major n'a fait guère mieux »), mais ne ménage pas non plus Tony Blair, en notant que, alors qu'il a été « souvent décrit comme le premier ministre le plus pro-européen depuis Edward Heath, ses résultats ne le prouvent guère ». Son reproche: « au lieu d'essayer de faire face à une opinion publique de plus en plus sceptique et d'essayer de la convertir, il a pris peur …. ». Quant à ses ministres, Dick Leonard regrette « l'attitude réticente et minimaliste » qu'ils adoptent souvent lorsqu'il s'agit d'Europe: une telle attitude réduit l'influence britannique dans l'UE, mais apparemment les ministres de Tony Blair, n'ont pas encore appris la leçon, avertit l'auteur.
Un bref chapitre sur l'avenir permet à Dick Leonard de mesurer le chemin parcouru depuis les débuts de la construction européenne. En anticipant qu'une réunion extraordinaire du Conseil européen sera sans doute convoquée le 25 mars 2007 à Rome pour célébrer la signature du Traité de Rome qui avait créé la Communauté économique européenne, Dick Leonard remarque: ce sera une rencontre très différente de celle du club intime des six pays fondateurs, une rencontre à laquelle assisteront probablement au moins vingt-sept Etats membres...