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Bulletin Quotidien Europe N° 8850
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/presidence luxembourgeoise/syndicats

Jean-Claude Juncker demande d'"éviter le chantage permanent" sur la directive « temps de travail »

Bruxelles, 16/12/2004 (Agence Europe) - S'adressant le 1er décembre au comité exécutif de la Confédération européenne des syndicats (CES), le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker s'est exprimé sur le processus de Lisbonne, sur la ratification du Traité constitutionnel et sur la réforme du Pacte de stabilité et de croissance.

Se situant dans la ligne de la pensée de la CES, le futur Président du Conseil européen a précisé: 1) Processus de Lisbonne. "La compétitivité n'est pas une fin en soi. Bien au contraire, elle a des finalités: le bien-être des travailleurs, la cohésion sociale et le développement durable", a déclaré Jean-Claude Juncker, pour qui "le processus de Lisbonne doit être un processus de réforme en faveur du modèle social européen". 2) Traité constitutionnel/social: selon le futur Président du Conseil européen, "il n'y a rien dans le Traité qui nous empêcherait de continuer à construire l'Europe sociale", même si le texte est loin d'être parfait.

Par ailleurs, Jean-Claude Juncker a soutenu la position de la CES qui a marqué une nouvelle fois son opposition à la directive "Bolkestein" sur les services dans le marché intérieur. Même si l'ouverture du marché des services est incontournable, Jean-Claude Juncker estime qu'elle ne pouvait « pas se faire au détriment de la protection des travailleurs et contre le droit du travail existant ».

Quant à la directive sur le temps de travail, M. Juncker s'est dit opposé, comme les syndicats, au principe de l'option individuelle de travailler plus de 48 heures par semaine (opt-out). "Il faut éviter un chantage permanent", affirme-t-il (voir EUROPE du 9 décembre, p.12, au sujet des dernières discussions au Conseil Emploi/affaires sociales, qui n'est pas parvenu à un accord sur ce point. L'affaire sera donc traitée sous Présidence luxembourgeoise).

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