16/12/2004 (Agence Europe) - Lors d'une conférence de presse, mardi soir à Strasbourg, l'élu du Front national Jean-Marie Le Pen a fustigé les gouvernements de l'Union qui ont, dit-il, cédé aux pressions de George Bush en acceptant l'idée d'ouvrir des négociations d'adhésion avec la Turquie. L'affirmation que l'adhésion ne sera une réalité que « aux calendes grecques n'est qu'un subterfuge », s'est écrié M. Le Pen, en attaquant à la fois la politique « hypocrite » de Jacques Chirac, à la Grèce, « pays européen de toutes ses fibres, même si ses dirigeants sont décérébrés » (comment les « fils d'Ulysse » peuvent-ils ne pas se rendre compte que leur pays va être « submergé » par l'immigration « légale » d'un pays dix fois plus grand qu'eux ?) et au président du Parlement européen, qui est « sorti de son rôle » en allant défendre l'adhésion face au Parlement turc avant le vote du PE.
Session plénière du Parlement européen (suite)