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Bulletin Quotidien Europe N° 8769
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/commission barroso

Portrait de la nouvelle commission

Bruxelles, 23/08/2004 (Agence Europe) - La Commission européenne qui se mettra en place le 1er novembre prochain comptera trois anciens Premiers ministres, plusieurs anciens ministres (notamment des Affaires étrangères et européennes ou des Finances), ainsi que la présidente d'un parlement. Voici, à partir des biographies succinctes diffusées par le service du porte-parole de la Commission européenne, quelques éléments du parcours de José Manuel Durao Barroso (qu'on appellera simplement "Barroso", comme il l'avait suggéré lui-même lors de sa première conférence de presse après sa désignation: voir EUROPE du 1er juillet, p.4) et de ses Commissaires. Certains de ces Commissaires ont été déjà auditionnés une première fois par les commissions du Parlement européen (notamment ceux des nouveaux Etats membres: voir EUROPE du 16 avril, p.6, à propos du jugement d'ensemble du président Cox), mais de nouvelles auditions des commissions parlementaires compétentes sont prévues pour tous les Commissaires, entre le 27 septembre et le 1er octobre. Sauf, évidemment, pour le Président Barroso, qui a été investi par la plénière du Parlement en juillet après avoir répondu - ce qu'il n'était pas obligé de faire - aux questions des groupes politiques (voir notamment EUROPE du 23 juillet, p.3).

José Manuel Durao Barroso. Le Président de la Commission a la responsabilité du Secrétariat général, du Service juridique, du groupe du porte-parole et du Groupe de conseillers politiques (GOPA), et préside les Groupes de Commissaires pour la Stratégie de Lisbonne et pour les Relations extérieures.

Premier ministre portugais depuis avril 2002. Né à Lisbonne en 1956, licencié en droit à l'Université de Lisbonne et diplômé en Etudes européennes à l'Institut universitaire d'Etudes européennes de Genève, M. Barroso avait rédigé en 1981, pour la Faculté des sciences économiques et sociales de l'Université de Genève, un mémoire sur "Le système politique portugais face à l'intégration européenne" et avait été ensuite, pendant cinq ans, l'assistant du Professeur Dusan Sidjanski (voir Au-delà de l'information du 9 juillet). Le profil distribué par le service du porte-parole ne fait pas allusion à la parenthèse "maoïste" de l'étudiant Barroso, à Lisbonne pendant la "révolution des oeillets", une expérience dont le futur Président de la Commission se souvient sans regrets... M. Barroso, qui est membre du Mouvement européen depuis 1991 (année de la réactivation du Mouvement au Portugal), est entré en politique en 1980, en adhérant au Parti social démocrate (PSD). Elu au parlement portugais depuis 1985, il a été en particulier Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et à la coopération, avant de devenir ministre des Affaires étrangères. Comme tel, il a présidé le Conseil de l'UE lors de la première Présidence portugaise (gouvernement Cavaco Silva), pendant le premier semestre 1992. M.Barroso a participé à une série de missions internationales, en particulier dans le contexte des processus de paix en Angola et d'autodétermination au Timor oriental.

Joaquin Almunia. Affaires économiques et monétaires, responsable pour l'Office statistique.

Commissaire européen espagnol chargé de l'Economie et des Affaires monétaires depuis avril 2004 (en remplacement de Pedro Solbes, devenu ministre des Finances: pour sa première audition au PE, voir EUROPE du 28 avril, p.13). Né à Bilbao en 1948, licencié en droit et économie à l'Université de Bilbao, M.Almunia a été en particulier économiste du syndicat espagnol UGT et, de 1972 à 1975, économiste auprès de la Chambre espagnole du commerce à Bruxelles. M.Almunia a été ministre de l'Emploi et la Sécurité sociale, puis de l'Administration publique. Elu au parlement espagnol en1979, il a été à la tête du PSOE de 1997 à 2000.

Jacques Barrot. Transports, vice-président, responsable pour les agences pour la sécurité maritime, la sécurité aérienne et les chemins de fer européens.

Commissaire européen français chargé de la Politique régionale depuis avril 2004 (en remplacement de Michel Barnier, devenu ministre des Affaires étrangères: pour son audition, voir EUROPE du 27 juillet, p.11). Né en 1937 à Yssigneau, licencié en droit, diplômé en sociologie et sciences politiques, M.Barrot a été élu député la première fois en 1967, puis encore huit fois. Secrétaire général du Centre des démocrates sociaux de 1983 à 1991, il a été ensuite, à l'Assemblée nationale, successivement président du groupe Union du Centre, vice-président du groupe UDF et, depuis juin 2002, président du groupe UMP. M.Barrot a été Secrétaire d'Etat au logement, ministre du Commerce et de l'Artisanat, de la Santé et de la Sécurité sociale, du Travail et des Affaires sociales.

Else Mariann Fischer Boel. Agriculture et développement rural.

Ministre danoise de l'Agriculture, Alimentation et Pêche depuis 2001. Propriétaire d'une exploitation agricole. Née en 1943 à Aasum, Mme Fischer a étudié les langues modernes et l'économie, notamment en Belgique (en 1963-64). Après avoir travaillé dans une société d'exportation, elle est devenue en 1982 membre du Conseil municipal de Munkebo, pour en être maire adjoint de 1986 à 1990, période pendant laquelle elle est aussi devenue présidente de la section du Parti libéral à Kerteminde. Depuis 1991, elle est membre du conseil d'administration du Fonds Boel. Au Folketing, elle a été présidente de la commission de l'agriculture depuis 1994, puis présidente des commissions du commerce et de l'industrie et du budget.

Joe Borg. Pêche et affaires maritimes, président de la Taskforce pour un Livre vert sur la politique maritime, responsable pour l'Agence de contrôle de la pêche.

Commissaire européen maltais depuis le 1er mai 2004, rattaché au Commissaire au Développement (pour son audition, voir EUROPE du 15 avril, p. 9). Né en 1952 à Malte, M. Borg est docteur en droit de l'Université de Malte, et il a fréquenté aussi la Business School de Manchester et le University College of Wales. En 1995, il a été le principal auteur de la législation maltaise sur les sociétés. Au ministère des Affaires étrangères maltais, où il a été secrétaire parlementaire, il a rédigé en 1990 le rapport sur la demande d'adhésion de Malte à la Communauté européenne. Directeur à la Banque centrale de Malte de 1992 à 1995, il a été de 1995 à 2004 membre de la Chambre des Représentants, élu du Parti nationaliste dont il est devenu Secrétaire international en 1997. Depuis 1999, il était ministre des Affaires étrangères.

Rocco Buttiglione. Justice, liberté, sécurité, vice-président, responsable pour le Centre de contrôle des drogues, le Centre sur le racisme et la xénophobie (qui sera combiné avec les droits fondamentaux) et l'Agence pour le contrôle des frontières extérieures.

Ministre italien aux Affaires européennes depuis 2001. Né à Gallipoli en 1948, Rocco Buttiglione a étudié le droit à Turin et à Rome, et a fréquenté l'Académie internationale de philosophie du Liechtenstein (fier de sa familiarité avec l'allemand, il est un connaisseur des philosophes allemands). Elu au Parlement italien en mai 2001, il a été député européen, où il a siégé au groupe PPE-DE.

Stavros Dimas. Environnement, responsable pour l'Agence européenne de l'environnement.

Commissaire européen grec aux Affaires sociales et à l'égalité depuis avril 2004 (en remplacement d'Anna Diamantopoulou, élue au parlement grec: pour son audition, voir EUROPE du 1er avril, p. 9). Né en 1941 à Athènes, M. Dimas a étudié le droit et l'Economie à l'Université d'Athènes et de New York. Il a travaillé pour la firme Sullivan & Cromwell et pour la Banque mondiale et a été vice-gouverneur de la Banque hellénique de développement industriel. Elu au parlement grec (Nea Demokratia) en 1977, il a fait partie du Comité de négociation pour l'adhésion de la Grèce à la CEE et a été ministre adjoint pour la Coordination économique, au Commerce, à l'Agriculture, à l'Industrie, Energie et Technologie, et a été, de 1995 à 2000, Secrétaire général de Nea Demokratia.

Benita Ferrero Waldner. Relations extérieures, Pesc et politique européenne de voisinage, vice-présidente du Groupe de Commissaires pour les relations extérieures.

Ministre autrichienne des Affaires étrangères depuis 2000. Née à Oberndorf en 1948, Mme Ferrero-Waldner a étudié le droit à Salzburg, pour travailler ensuite dans le secteur privé en Allemagne. Entrée en ministère des Affaires étrangères en 1984, elle a été en poste à Madrid, Dakar, Paris et, après avoir été chef du protocole du ministère à Vienne, elle est devenue en 1994 chef du protocole auprès du Secrétaire général de l'ONU Boutros Ghali, avant de devenir, en 1995, la première femme Secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères de son pays.

Jan Figel. Education, formation, culture et multilinguisme, responsable pour l'interprétation et traduction, pour le Centre pour la formation professionnelle et de la Fondation européenne pour la formation.

Commissaire européen slovaque depuis le 1er mai 2004, rattaché au Commissaire chargé des Entreprises et de la Société de l'information (pour son audition, voir EUROPE du 16 avril, p. 11). Né en 1960 à Vranov, M. Figel est ingénieur en électronique et il a eu une formation supplémentaire en affaires internationales (universités de Georgetown à Washington, et UFSIA à Anvers). Membre du parlement slovaque de 1992 à 1998, il est devenu en 1992 membre de la présidence du Mouvement démocrate-chrétien (KDH). De 1998 à 2003, en tant que Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, M. Figel a été négociateur en chef de l'adhésion de la Slovaquie à l'UE. Depuis 2002, il était de nouveau député, et a présidé la commission parlementaire des Affaires étrangères. En 2002 et 2003, M. Figel a été membre de la Convention sur la Constitution européenne.

Dalia Grybauskaite. Programmation financière et budget.

Commissaire européenne lituanienne depuis le 1er mai 2004, rattachée à la Commissaire chargée de l'Education et de la Culture (pour son audition, voir EUROPE du 15 avril, p. 11). Née à Vilnius en 1956, Mme Grybauskaite est diplômée en économie aux universités de Moscou et Leningrad. Elle a dirigé de 1991 à 1993 le Département pour l'Europe au ministère des relations économiques internationales, et a été en 1993 et 1994 directeur du Département des relations internationales du ministère des Affaires étrangères. Négociateur en chef de l'Accord européen avec l'UE en 1994-95, elle a été ministre plénipotentiaire à l'ambassade de Lituanie aux Etats-Unis de 1996 à 1999. En 1999-2000, elle a été ministre adjoint des Finances et en 2000-2001, ministre adjoint des Affaires étrangères et négociateur en chef adjoint pour l'adhésion de la Lituanie à l'UE. Depuis 2001, elle était ministre des Finances.

Danuta Huebner. Politique régionale et cohésion.

Commissaire européenne polonaise depuis le 1er mai 2004, rattachée au Commissaire au Commerce (pour son audition, voir EUROPE du 15 avril, p. 10). Née en 1948, Mme Huebner a étudié l'économie à l'Université de Varsovie et, avant de devenir professeur d'Economie, elle a fréquenté les universités de Sussex, de Madrid et de Berkley (aux Etats-Unis). Elle a été sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'Industrie et du Commerce de 1994 à 1996, avant d'être chargée de la mise en place du Comité pour l'intégration européenne et de devenir Secrétaire d'Etat. Chef de la chancellerie du président polonais en 1997-98, Mme Huebner a été sous-secrétaire général de l'ONU en 2000-2001, pour revenir ensuite au ministre des Affaires étrangères, comme Secrétaire d'Etat. Elle a représenté son gouvernement à la Convention sur la Constitution européenne et, depuis juin 2003, elle était ministre des Affaires européennes.

Siim Kallas. Affaires administratives, audit, anti-fraude (« mon triple A »), avait dit M. Barroso à la presse), vice-président, responsable pour l'Olaf (Office européen anti-fraude).

Commissaire européen estonien depuis le 1er mai 2004, rattaché au Commissaire chargé des affaires économiques et monétaires (pour son audition, voir EUROPE du 16 avril, p. 10). Né en 1948 à Tallinn, M. Kallas a étudié l'Economie à l'Université de Tartu. Economiste, il a été président de la Banque d'Estonie de 1991 à 1995 et, dans cette période, on l'a appelé « le père de la kroon estonienne », la monnaie nationale adoptée en 2002. En 1994, il a fondé le Parti de la réforme (membre de l'Internationale libérale), et en 1995, il a été élu au parlement estonien, avant de devenir ministre des Affaires étrangères. En 1999, il a été de nouveau élu député et est devenu ministre des Finances: en tant que tel, il a été étroitement associé aux négociations d'adhésion de l'Estonie à l'UE. De 2002 aux élections de 2003, il a été Premier ministre, oeuvrant en particulier pour l'adhésion de son pays à l'OTAN. En 2003, il a été de nouveau élu député.

Laszlo Kovacs. Energie et sécurité nucléaire.

Commissaire européen hongrois depuis juillet 2004 (il remplace Peter Balasz, qui était rattaché depuis le 1er mai au Commissaire chargé de la Politique régionale et de la Cohésion). Né en 1939 à Budapest, M. Kovacs a fréquenté l'Ecole technique pour l'industrie chimique, puis la Faculté de Sciences économiques et le Collège de Sciences politiques à Budapest. Ministre adjoint des Affaires étrangères en 1986, il a été parlementaire de 1990 à 1994, avant de devenir ministre des Affaires étrangères (en tant que tel, il a été président en exercice du Conseil de l'OSCE et membre du Conseil de Sages du Conseil de l'Europe). Réélu au parlement hongrois en 1998 et en 2002, il est devenu président du Parti socialiste hongrois. Depuis 2002, il était ministre des Affaires étrangères, et depuis 2003 vice-président de l'Internationale socialiste.

Neelie Kroes. Concurrence.

Membre des conseils d'administration de plusieurs entreprises néerlandaises et internationales (notamment des chemins de fer néerlandais et de Volvo et Thales), ainsi que du Groupe de haut niveau pour les réseaux transeuropéens de transport. Née en 1941 à Rotterdam, Mme Kroes a enseigné la politique des transports à l'Université Erasmus à Rotterdam, et a été parlementaire de 1971 à 1977 avant de devenir vice-ministre des Transports, des travaux publics et des télécommunications puis ministre, de 1982 à 1989. Mme Kroes a été conseillère du Commissaire européen aux transports de 1989 à 1991 et, de 1991 à 2000, présidente de l'Université de Nyenrode, une université privée néerlandaise.

Markos Kyprianou. Santé et protection des consommateurs, responsable pour l'Autorité pour la sécurité alimentaire et le Centre européen de prévention des maladies.

Commissaire européen chypriote depuis le 1er mai 2004, rattaché à la Commissaire chargée du Budget (pour son audition, voir EUROPE du 16 avril, p. 9). Né en 1960 à Limassol, M. Kyprianou a étudié le droit à l'Université d'Athènes, au Trinity College de Cambridge (en se spécialisant en droit fiscal) et à la Law School de Harvard. Il a pratiqué son métier d'avocat de 1985 jusqu'au début 2003. Entré en politique en 1986 comme conseiller municipal de Nicosie, M. Kyprianou est devenu membre, à ce moment-là, du Comité central du Parti démocratique (DIKO). Il a été député depuis 1991, pour devenir ensuite ministre des Finances, jusqu'au moment de sa désignation comme Commissaire. Comme député, il a présidé la commission parlementaire permanente pour les « Zones proches de la ligne de démarcation » à Chypre.

Peter Mandelson. Commerce et dimension internationale de la compétitivité.

Membre de la Chambre des Communes, président du Policy Network. M. Mandelson, qui n'indique pas sa date de naissance, a étudié la philosophie, politique et économie à Oxford. Devenu directeur des campagnes et communications du Labour en 1985, il a été parlementaire depuis 1992. En 1996, il a publié avec Roger Liddle The Blair Revolution. Directeur de la campagne électorale qui avait porté Tony Blair au pouvoir en 1997, il a été d'abord ministre sans portefeuille puis, en 1998, Secrétaire au Commerce et à l'Industrie, avant de devenir Secrétaire à l'Irlande du Nord de 1999 à 2001 (à l'époque de la création du gouvernement d'Irlande du Nord).

Charlie McCreevy. Marché intérieur et services, responsable pour l'Office pour l'harmonisation du marché intérieur et des marques.

Ministre irlandais des Finances depuis 1997. Né en 1949, M. McCreevy a fait des études à l'Université de Dublin avant de devenir Chartered Accountant. Elu au Dail en 1977, il a été de 1979 à 1985 membre du County Council de Kildare. Entre 1992 et 1995, il a été ministre de la Sécurité sociale et du Tourisme et du Commerce, puis député.

Louis Michel. Développement et aide humanitaire, responsable pour l'Office humanitaire Echo.

Ministre belge des Affaires étrangères depuis 1999. Né en 1947 à Tirlemont, M. Michel a été professeur de littérature néerlandaise, anglaise et allemande. Membre de la Chambre des Représentants de 1978 à 1999, il a été Président du PRL (Parti libéral réformateur) de1982 à 1990, puis de nouveau à partir de 1995, pour devenir ensuite président de la Fédération PRL/FDF/MCC. M. Michel est Vice-Président de l'Internationale libérale et membre du Conseil exécutif de l'ELDR (Parti libéral, démocrate et réformateur européen).

Janez Potocnik. Science et recherche, responsable pour le Centre commun de recherche.

Commissaire européen slovène depuis le 1er mai 2004, rattaché au Commissaire chargé de l'Elargissement (pour son audition, voir EUROPE du 15 avril, p.8). Né en 1958, M. Potocnik a étudié l'Economie à Ljubljana et a travaillé de 1984 à 2001 à l'Institut d'analyse macroéconomique et à l'Institut de recherche économique de la capitale slovène. En 1998, il a été chef négociateur de l'adhésion de la Slovénie à l'Union européenne, pour exercer à partir de 2000 les fonctions de directeur du Département des Affaires européennes au ministère des Affaires étrangères. Devenu ensuite membre du cabinet du Premier ministre, M. Potocnik a été ministre aux Affaires européennes de 2002 à 2004.

Viviane Reding. Société de l'information, politique audiovisuelle et médias, responsable pour l'Agence européenne de sécurité de l'information.

Commissaire luxembourgeoise à l'Education, Culture, Jeunesse, Médias et Sport depuis 1999. Née en 1951 à Esch-sur-Alzette, Mme Reding a été de 1978 à 1999 journaliste et éditorialiste au quotidien Luxemburger Wort. Elle a été membre du Parlement luxembourgeois de 1979 à 1989, et du Parlement européen de 1989 à 1999 (elle a été en particulier présidente de la commission des pétitions). De 1988 à 1993 elle a été présidente des Femmes chrétiennes-sociales et, de 1995 à 1999, vice-présidente du Parti chrétien-social (PCS) du Premier ministre Jean-Claude Juncker.

Olli Rehn. Elargissement, responsable pour l'Agence européenne pour la reconstruction.

Commissaire européen finlandais aux Entreprises et à la Société de l'Information depuis juillet 2004 (en remplacement d'Erkki Liikanen, devenu président de la Banque centrale de Finlande: pour sa présentation à la commission parlementaire compétente, voir EUROPE du 28 juillet, p.7). Né à Mikkelu en 1962 (ce qui fait de lui le plus jeune Commissaire), M. Rehn a étudié la philosophie à Oxford, les sciences politiques à Helsinki et l'économie au Minnesota. Vice-président du Parti du Centre de Finlande de 1988 à 1994, il a été membre du Parlement finlandais de 1991 à 1995 et, pendant cette période, conseiller spécial du Premier ministre finlandais. Député européen en 1995 et 1996, M. Rehn a été chef de cabinet du Commissaire Liikanen de 1998 à 2002, avant de se consacrer à la recherche économique et d'être, en 2003 et 2004, conseiller du Premier ministre pour la politique économique.

Vladimir Spidla. Emploi, affaires sociales et égalité des chances, responsable pour la Fondation pour l'amélioration des conditions de vie et de travail et pour l'Agence pour la sécurité et la santé au travail.

Premier ministre tchèque depuis 2002, désigné pour remplacer Pavel Telicka qui était Commissaire depuis le 1er mai 2004. Né en 1951 à Prague, M. Spidla a étudié l'histoire à l'Université de Prague, avant d'exercer divers emplois aussi bien pour la défense de la nature et des monuments historiques que dans des usines (produits laitiers, matériaux de construction). Membre de la direction du Parti social-démocrate tchèque (CSSD) depuis 1992, il en est devenu président en 2001. De 1998 à 2002, il a été premier Vice-Premier ministre et ministre du Travail et des Affaires sociales.

Ingrida Udre. Fiscalité et union douanière.

Présidente du parlement letton (Saeima), désignée pour remplacer Sandra Kalniete qui était Commissaire depuis le 1er mai 2004. Née en 1958 à Riga, Mme Udre a étudié l'économie à l'Université de la capitale. Chargée d'audits, notamment à PricewaterhouseCoopers, Mme Udre a été membre du parlement letton de 1998 à 2002 et a été réélue en 2002. En 2002, elle est devenue présidente de l'Union des Verts et des Paysans, et en 2003 vice-présidente du parti centriste Union des Paysans de Lettonie.

Günter Verheugen. Entreprises et industrie, vice-président et vice-président du Groupe de Commissaires sur la stratégie de Lisbonne, responsable pour l'espace, la recherche liée à la sécurité, et les agences pour l'évaluation des produits médicaux et pour les produits chimiques.

Commissaire européen allemand chargé de l'élargissement depuis 1999. Né en 1944, après des études d'histoire, sociologie et politique à Cologne et Bonn, M. Verheugen a été de 1969 à 1974 fonctionnaire au ministère de l'Intérieur, et ensuite au ministère des Affaires étrangères. Secrétaire général du FDP (parti libéral) de 1978 à 1982, il a quitté le FDP en 1982 (en marquant son désaccord avec la direction de son parti qui, refusant de poursuivre l'alliance avec les sociaux-démocrates, avait provoqué la chute du gouvernement de Helmut Schmidt). M. Verheugen a adhéré au SPD en 1982 et a été membre du Bundestag de 1983 à 1999. En 1998 et 1999, il a été ministre d'Etat à l'Auswärtiges Amt.

Margot Wallström. Relations institutionnelles (y compris contact avec les parlements nationaux) et stratégie de la communication, vice-présidente, présidente du Groupe de Commissaires pour la Communication, remplace le Président Barroso en cas d'absence.

Commissaire européenne suédoise chargée de l'Environnement depuis 1999. Née en 1954, Mme Wallström a été de 1974 à 1977 Ombudsman de la Ligue sociale-démocrate suédoise des jeunes. Elle a travaillé ensuite à la Banque d'épargne Alfa de Karstad et a été élue au parlement suédois de 1979 à 1985. Ministre pour les consommateurs, les femmes et la jeunesse de 1988 à 1991, membre du comité exécutif du Parti social-démocrate suédois depuis 1993, elle a été, de 1994 à 1998, ministre de la Culture puis des Affaires sociales. En 1998 et en 1999, elle était vice-présidente de Worldview Media à Colombo, au Sri Lanka.

Selon M. Barroso, la France "est bien représentée" - M. Barrot souligne l'importance des défis
qui l'attendent - Pour Mme Wallström, il n'y a toujours pas assez de femmes

Dans une interview à plusieurs quotidiens européens, M.Barroso a réagi aux commentaires de la presse française selon lesquels Jacques Barrot aurait un poste mineur en affirmant, d'après Le Figaro du 20 août: "Comme pour la recherche ou la société de l'information, je crois aux réseaux. Pour les transports, cela va de Lisbonne aux pays baltes! C'est le quatrième budget de l'Union". M.Barroso, qui note "qu'avec Pierre de Boissieu au Conseil et Jean-Claude Trichet à la BCE, la France est bien représentée dans l'Union"¸ remarque que M.Barrot "est notre doyen d'âge, il est expérimenté, et (...) je compte sur lui pour être l'un de mes plus proches collaborateurs". En marge de la réunion informelle des futurs Commissaires de vendredi dernier (voir autre nouvelle), M.Barrot a dit, selon l'AFP, que, comme vice-président, il sera amené à jouer un rôle de coordinateur. "Ce sera du cas par cas, du sur mesure", a-t-il précisé, en indiquant qu'il pourrait avoir à s'occuper, par exemple, de services publics. Dans une déclaration, Jacques Barrot souligne l'importance grandissante prise par la politique des transports au fil des années, en remarquant: "c'est un moyen essentiel pour promouvoir la cohésion territoriale de l'Union élargie et garantir l'égal accès de tous les citoyens aux services de transports. C'est aussi un outil majeur pour accroître la compétitivité de l'économie européenne". Le Commissaire aux transports, rappelle M. Barrot, "assure la tutelle des trois grandes agences de sécurité (maritime, aérienne, ferroviaire)", il est responsable du contrôle des aides d'Etat, il gère un des quatre budgets les plus importants de l'UE. Quant aux défis auxquels il s'attend, M. Barrot signale: une plus grande sécurité maritime, aérienne et routière, le développement équilibré des modes de transports et de l'intermodalité, le dynamisme des industries européennes de transport, avec notamment "le grand projet de radionavigation par satellite Galileo", la mise en place du ciel unique européen et les négociations avec les Etats-Unis sur l'espace aérien commun.

Après la réunion de vendredi, Margot Wallström a commenté pour sa part: "Si vous demandez mon avis, la Commission n'est pas suffisamment féminine ; je pense qu'il faut 50% de femmes pour que la Commission reflète le monde tel qu'il est".

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