Bruxelles, 11/05/2004 (Agence Europe) - L'organisation écologiste Greenpeace International a organisé, mardi à Bruxelles, une manifestation visant à dénoncer l'utilisation dans certains bâtiments abritant les institutions de l'UE (le bâtiment du Comité économique et social et le Berlaymont) de bois issu du commerce illégal. En l'occurrence du bois fourni par des compagnies forestières reconnues pour leur implication dans le commerce de bois originaire des forêts anciennes d'Indonésie aujourd'hui menacées de destruction. Réagissant à l'événement, le porte-parole de Neil Kinnock, Eric Mamer, a expliqué à la presse que, concernant le Berlaymont, la Commission européenne avait exigé du maître d'oeuvre, la société "Belaymont 2000", qu'elle fournisse à l'issue des travaux des certificats attestant que le bois utilisé provenait de forêts gérées correctement. Il n'a, en revanche, pas donné d'éclaircissements sur ce que serait l'attitude de la Commission si des problèmes apparaissaient au niveau des certificats en question. Sa collègue Arancha Gonzalez a ajouté que la question relevait d'un problème de "bonne gouvernance", expliquant que l'UE s'est dotée d'un programme au titre duquel elle négocie des accords de partenariat avec les régions qui produisent des bois précieux. L'objectif de ce programme, a-t-elle précisé, est de mettre au point avec ces régions (elle a cité l'Asie et en particulier l'Asean, l'Afrique centrale, la Russie) des systèmes de certification fondés sur des normes établies en concertation. Greenpeace rejette cette approche, dans la mesure où "elle n'aura qu'un effet résiduel puisque le bois illégal pourra continuer de transiter ou d'être importé à partir de pays non signataires d'accord".