Bruxelles, 06/02/2004 (Agence Europe) - A l'occasion de sa rencontre mercredi avec le Commissaire à la santé et à la protection des consommateurs David Byrne, le député européen Chris Davies (libéral, britannique) a demandé l'établissement de normes européennes pour que les emballages des médicaments de la classe des benzodiazépines soient clairement étiquetés et comportent des avertissements à l'attention du patient sur ses effets secondaires néfastes. M. Davies demande aussi d'examiner les pratiques des médecins lorsqu'ils font des prescriptions et d'établir des lignes téléphoniques pour aider les malades. Conscient de la dépendance que peuvent entraîner des produits pharmaceutiques légalement autorisés - qui constitue un problème "complexe" - David Byrne a rappelé le plan d'action CE de santé publique 2003 et a annoncé un inventaire des études faites dans ce domaine.
M.Davies a expliqué le danger des benzodiazépines avalés sur prescription médicale par des millions de personnes dans toute l'Europe. Ce médicament entraîne une véritable dépendance et présente des effets secondaires non négligeables (agressivité accrue, insomnie entre autres), et détruit plus de vies que des drogues comme l'héroïne ou la cocaïne, a mis en garde M. Davies. Le député a donc lancé, avec son compatriote Barry Haslam, une campagne de lutte contre les benzodiazépines. M.Haslam, qui a été lui-même dépendant de cette drogue, souffre toujours d'effets secondaires et ne se souvient même plus d'avoir vu grandir ses enfants.
Au Royaume-Uni, environ 1,2 million de personnes sont dépendantes des benzodiazépines, comme les très connus Temazepan et Librium, prescrits en cas de dépression ou de stress. Le Portugal est le second plus grand consommateur de benzodiazépines, et le nombre d'utilisateurs chroniques aux Pays-Bas atteint les 800.000, souligne M.Davies.