Bruxelles, 05/02/2004 (Agence Europe) - L'Union européenne et les îles Salomon ont signé un nouvel accord de pêche qui offre la possibilité à l'Espagne et à la France de capturer du thon. Cet accord, d'une durée de trois ans, entrera en vigueur le 1er janvier 2005. Les possibilités de pêche accordées aux navires communautaires pourraient être adaptées à la lumière des avis scientifiques et dans le respect des règles de l'arrangement dit « de Palau » qui a pour objet de coordonner les règles de gestion de la pêche à la senne coulissante dans le Pacifique occidental.
L'accord de pêche avec les îles Salomon est le second du genre à être signé par l'Union européenne avec un pays du Pacifique. Le premier a été signé avec Kiribati en 2002. 50 % des captures annuelles mondiales de germon, patudo, bonite et thon à nageoires jaunes proviennent des eaux du Pacifique occidental.
Voici un résumé des principaux éléments de cet accord:
Possibilités de pêche: en 2005, 4 navires à senne coulissante et 10 palangriers seront autorisés à pêcher le thon. À partir de 2006, le nombre de navires à senne coulissante pourra être revu à la hausse si l'état des ressources est jugé satisfaisant par les scientifiques. Le chiffre de référence qui a été fixé correspond à un volume annuel de capture de 6.000 tonnes de thon.
Contribution financière: l'UE offrira une contribution financière de 400.000 euros par an. Ce montant pourrait éventuellement être augmenté de 65.000 euros par an à partir de 2006 pour chaque licence supplémentaire obtenue. Les propriétaires de navires devront prendre à leur charge une partie des coûts, à raison de 35 euros par tonne de thon pêchée. Chaque navire concerné par l'accord devra impérativement avoir à son bord un ressortissant de l'Etat du pavillon. 30 % de la contribution financière de l'UE (soit 120.000 euros) servira à mettre en œuvre un programme sectoriel pluriannuel qui devra être défini par les deux parties, au plus tard trois mois après l'entrée en vigueur de l'accord.
Conditions techniques et opérationnelles: pour prévenir tout risque de concurrence avec la pêche artisanale locale, les navires communautaires concernés ne pourront pas pêcher à moins de 30 milles des côtes des îles Salomon. Pour chacun de ces bâtiments, un observateur devra être présent à bord et les armateurs devront verser 400 euros pour contribuer au financement du programme d'observation des îles Salomon. Les navires de l'Union européenne seront par ailleurs soumis aux procédures nationales de surveillance et de contrôle, et à l'obligation de notifier les captures.