29/12/2003 (Agence Europe) - Annamaria Campogrande, fonctionnaire italienne à la Commission européenne, poursuit sa bataille contre la domination de l'anglais dans la vie quotidienne des institutions européennes. Dans une lettre à Neil Kinnock, vice-président de la Commission européenne, elle dénonce les grandes difficultés qu'elle a rencontrées dernièrement à utiliser son ordinateur. "La moindre petite opération engendre des messages, toujours en anglais, qui me posent des questions incompréhensibles et qui bloquent la poursuite des travaux", proteste Mme Campogrande, en notant que le système Adonis utilisé à la Commission apparaît inaccessible par sa complexité et "surtout par le fait, que, encore une fois, tout est présenté uniquement en anglais, comme si seuls les citoyens anglophones avaient désormais droit de cité au sein des services de la Commission". Mme Campogrande s'insurge contre l'imposition de l'unilinguisme et exhorte la Commission à appliquer "une politique linguistique d'intérêt général, fondée sur un meilleur équilibre entre langues et populations".