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Bulletin Quotidien Europe N° 8581
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/social

En répondant à Theodorus Bouwman, Franz Fischler précise les priorités de la révision à mi-parcours de l'Agenda social

Bruxelles, 07/11/2003 (Agence Europe) - Le président de la commission des affaires sociales du PE, Theodorus Bouwman (Vert néerlandais), a demandé jeudi en plénière à la Commission européenne comment elle utilise son droit d'initiative pour mettre en oeuvre son agenda sur la politique sociale européenne et comment elle va renforcer la politique sociale après l'élargissement. Selon M. Bouwman, il y a eu jusqu'ici peu d'avancées dans la concrétisation de cet agenda, qu'il s'agisse des directives sur les comités d'entreprise européens et sur le temps de travail, des nouvelles maladies professionnelles, des aspects sociaux de la politique de concurrence, de la délocalisation des entreprises, des mesures sociales et fiscales et des conséquences qu'elles ont sur les travailleurs transfrontaliers, ou encore l'égalité entre hommes et femmes.

Le Commissaire Franz Fischler (qui répondait en lieu et place de la Commissaire responsable du dossier Anna Diamantopoulou, empêchée) a indiqué que la Commission: - utilise son droit d'initiative pour annoncer les mesures spécifiques présentées dans l'agenda, par exemple les mesures de simplification des dispositions juridiques relatives aux travailleurs temporaires ou encore à la santé et à la sécurité des travailleurs sur leur lieu de travail; - travaille en étroite coopération avec les partenaires sociaux (notamment sur la question du report des droits acquis pour la retraite dans l'entreprise); - favorise la coopération entre Etats membres dans la modernisation de la protection sociale. Le Commissaire Fischler a signalé deux priorités de révision à mi-parcours de l'agenda, rappelant qu'il faut: 1) continuer à développer l'agenda dans une Europe élargie; 2) mettre en oeuvre de manière adéquate, dans les futurs Etats membres, l'acquis CE en matière d'emploi et de protection sociale. Et il a assuré: si ce n'est pas le cas, la Commission n'hésitera pas à prendre les mesures nécessaires.

Pour la démocrate-chrétienne belge Miet Smet, il faut se concentrer sur trois priorités: - l'élargissement, avec la mise en place d'institutions pour assurer le dialogue social dans les futurs Etats membres; - l'emploi: le risque d'une hausse du chômage après l'entrée des pays candidat, éloignerait encore l'Europe des objectifs de Lisbonne; - la révision ou rénovation d'un certain nombre de directives (comme celle sur les comités d'entreprise européens). Le travailliste britannique Stephen Hughes a appelé ses collègues à s'activer pour soutenir Mme Diamantopoulou pour faire avancer l'agenda sur la politique sociale, qui a pris un sérieux retard. Sinon, a-t-il dit en substance, "l'équilibre politique de Lisbonne sera éclaté". La communiste portugaise Ilda Figueiredo craint que "l'augmentation du chômage, du travail précaire et de l'exclusion sociale (…) risque de s'aggraver avec l'élargissement". Sur la stratégie de Lisbonne, le social-démocrate suédois Jan Andersson a demandé de "ne pas décevoir les attentes dans cette stratégie et de ne pas créer de nouveaux risques". Il faut, en particulier, créer de meilleures conditions pour une meilleure mobilité des travailleurs, s'est exclamée la socialiste néerlandaise Ieke van den Burg, pour qui il est "incroyable qu'aucune initiative n'ait été prise pour les travailleurs transfrontaliers à la veille de l'élargissement de l'UE".

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