*** GUY SPITAELS: L'improbable équilibre. Géopolitique du désordre mondial. Editions Luc Pire (37-39 quai aux Pierres de taille, B-1000 Bruxelles. E-mail: editions@lucpire.be - Internet: http: //http://www.lucpire.be ). Collection "Voix politiques". 2003, 374 p.. ISBN 2-87415-269-2.
Cet ouvrage sort de l'ordinaire. De par son auteur: Guy Spitaels a été un homme politique qui a laissé sa marque dans l'histoire de la Belgique des trente dernières années davantage que sur la scène internationale - même s'il a été président de l'Union des partis socialistes européens et est président d'honneur de l'Internationale socialiste - ou que dans le monde académique - même s'il fut aussi professeur au Collège d'Europe à Bruges. L'homme, en l'occurrence, réapparaît là où personne ne l'attendait: dans une fulgurante analyse de l'état de notre monde qui voit le militant et l'intellectuel consommer une union en forme de cocktail détonnant. Ce n'est pas tout: le livre sort aussi de l'ordinaire car sa sortie entre en parfaite résonance avec une actualité qui nécessite des clés pour être valablement décryptée. Des clés d'interprétation, l'ouvrage en regorge. Il n'est pas sûr que toutes seront de nature à convaincre le lecteur, mais au moins ont-elles le mérite d'apporter un éclairage engagé, celui d'un intellectuel politiquement connoté - il a été président du Parti socialiste francophone de Belgique - qui s'érige en censeur implacable d'un temps qu'il a tant soit peu contribué à façonner. Celui aussi d'un humaniste qui ne se résigne pas (plus ?) au cynisme qui serait consubstantiel à la politique, ce qui lui vaut d'ouvrir son avant-propos par cette citation de Louis XV déclarant au Dauphin sur le champ de bataille de Fontenoy où, le 11 mai 1745, venaient d'être défaites la Grande-Bretagne et les Provinces unies: "Voyez, mon fils, ce que coûte une victoire. Le sang de nos ennemis est aussi le sang des hommes. La vraie gloire est de l'épargner"… La "vieille Europe", en somme, a encore des leçons à donner pourvu que l'on accepte de méditer son histoire et de tourner le dos, ainsi qu'elle en montre l'exemple depuis cinquante ans, à de vieux démons qui ne sont plus son apanage.
La première portion du monde qu'ausculte l'auteur est la "grande non-puissance" qu'est la Russie. Pour Guy Spitaels, "l'événement marquant de ces douze dernières années n'est assurément pas le 11 septembre 2001, mais bien la disparition de l'URSS" qui a ouvert toutes grandes les portes de Moscou à l'ultra libéralisme, sans que la stabilité du monde gagne dans l'aventure, que du contraire. Aujourd'hui, le "présidentialisme autoritaire" de Poutine, "sorte de bonapartisme", l'irrite "moins que l'attitude de l'Occident qui, oubliant ses critiques du régime soviétique, témoigne de beaucoup d'égards au nouveau tsar liberticide et secret qui traite durement une population dans l'ensemble grégaire et résignée". Deuxièmes acteurs faibles, les pays en développement qui peinent à se faire entendre du fait de leur faiblesse économique et de l'hétérogénéité de leur situation. Spitaels observe, à leur égard, que sous l'angle du commerce international, "jamais le décalage entre la rhétorique et la réalité n'a été aussi flagrant", tant il est vrai que "de nombreux pauvres sont aujourd'hui beaucoup plus ouverts au commerce que les pays industrialisés", même l'initiative "Tout sauf les armes" lancée par l'Union ne trouvant pas grâce à ses yeux puisqu'elle exclut le riz, le sucre et les bananes. Pour l'auteur, le salut de ces pays se trouve surtout dans les mains de leurs gouvernements et devrait être favorisé par des regroupements régionaux du style des ACP. A rebours de ces deux acteurs, les Etats-Unis dominent le monde et se sont érigés en "suprême arbitre du Bien et du Mal", sans abuser l'auteur: "Présenter la lutte contre l'Irak comme relevant du combat contre un régime autoritaire en vue d'établir la démocratie relève naturellement d'une superbe hypocrisie puisque la monarchie féodale saoudienne, la dictature de Suharto en Indonésie, celle de Pinochet au Chili ou de Mobutu au Congo, tout comme les cliques militaires au Pakistan, avaient été ou étaient les solides appuis des Etats-Unis dans l'hémisphère Sud". A partir de l'intervention américaine en ex-Yougoslavie, Guy Spitaels discerne l'irrésistible percée d'un unilatéralisme "qui porte les Américains à agir seuls, s'affranchissant de l'opinion des autres Etats ou des règles communes établies".
Pour Guy Spitaels, Washington entend désormais "décourager les pays industrialisés avancés de toute tentative visant à défier le leadership américain et prévenir l'émergence future de tout concurrent global" ; telle est, selon lui, "l'inacceptable perspective, le cœur du conflit, tant pour les vassaux européens que pour les possibles autres pôles d'équilibre dans le monde". C'est dans ce contexte alarmant que l'auteur s'intéresse en fin de compte à l'Union européenne, cette "Europe prospère mais impuissante dans sa discordance". Européen, Spitaels l'est avec passion, mais l'Union qu'il voit poindre ne répond pas à ses vœux: elle lui semble devenir trop large, trop lâche, consacrant le rêve de Margaret Thatcher: un grand marché et rien d'autre ! Pourtant, point de doute, "l'Europe est le dernier acteur pour l'heure le plus plausible sinon le plus probable qui pourrait se poser en contrepoids". Seulement, pour que se concrétise cette potentialité, cette espérance, l'Europe ne pourra faire l'économie d'un "noyau dur d'une fédération d'Etats-nations". N'est-ce pas effectivement devenu, après les péripéties affligeantes des dernières semaines, l'enjeu principal de la Convention ? Michel Theys
*** PHILIP H. GORDON: Iraq: the Transatlantic Debate. European Union Institute for Security Studies (43 av. du Président Wilson, F-75775 Paris cedex 16. Tél.: (33-1) 56891930 - fax: 56891931 - E-mail: institute@iss-eu.org - Internet: http://www.iss-eu.org ). Collection "Occasional Papers", n° 39. 2002, 22 p..
La plupart des Américains voient dans le régime de Saddam Hussein une menace majeure pour la sécurité régionale et internationale. Il faut donc, estiment-ils, contrer cette menace, y compris en utilisant la force militaire. Si le régime irakien devait acquérir des armes nucléaires, il pourrait les utiliser pour dominer le Moyen-Orient et peut-être envahir ses voisins. Ses armes nucléaires, biologiques ou chimiques pourraient atterrir dans les mains des terroristes. Une action décisive en Irak permettrait donc, de l'avis des Américains, de libérer le peuple irakien, de lever les sanctions contre Bagdad et de se retirer d'Arabie saoudite. Les Européens, quant à eux, ne nient pas que le régime irakien constitue une menace mais ils se demandent si cette menace est suffisamment pressante pour que la communauté internationale coure le risque d'envahir un pays au cœur du Moyen-Orient. Ils craignent qu'une guerre en Irak ne devienne très sanglante. Ils doutent que la communauté internationale arrive à établir la stabilité et la démocratie et s'attendent plutôt à des conflits internes pour le pouvoir et les ressources, avec un risque de guerre civile. Ils craignent en outre qu'une attaque contre l'Irak ne constitue un dangereux précédent dans l'utilisation de la force préventive. Après avoir passé en revue les arguments qui plaident en faveur, puis contre une guerre, l'auteur de cette étude revient sur l'origine des désaccords entre l'Union et les Etats-Unis, avant de proposer une stratégie commune. (MF)
*** PIERRE HASSNER: Etats-Unis: l'empire de la force ou la force de l'empire ? Institut d'Etudes de Sécurité de l'Union européenne (voir coordonnées supra). Collection "Cahiers de Chaillot", n° 54. 2002, 49 p., 6 euros..
Directeur de recherches émérite au Centre d'études et de recherches internationales de la Fondation nationale des sciences politiques de Paris, mais ayant aussi enseigné aux Etats-Unis, Pierre Hassner s'appuie, dans ce "Cahier", sur l'histoire et la sociologie pour apporter des réponses à quelques questions qui, plus que jamais, taraudent. Celle-ci, par exemple: les Etats-Unis sont-ils en train de passer de la tentation du retrait ou de l'isolationnisme à celle de l'impérialisme et, à l'intérieur de celui-ci, d'un impérialisme libéral, fondé sur le dynamisme économique, à un impérialisme musclé, fondé sur la force militaire ? Pour nuancées qu'elles soient, les réponses de l'auteur ne tranquillisent pas totalement. L'une de ses conclusions est qu'entre une Amérique "saisie par la fièvre patriotique et martiale" et une Europe "plus hésitante, moins dynamique, mais plus consciente des pièges et des dangers de l'aventure militaire", le décalage devient préoccupant, alors que "le dialogue, si chacun consentait à écouter l'autre, pourrait être fécond". (MT)
*** THERESE DELPECH: Le terrorisme international et l'Europe. Institut d'études de sécurité de l'Union européenne (voir coordonnées supra). Collection "Cahiers de Chaillot". 2002, 58 p, 6 euros.
"Comment l'Europe a vécu le onze septembre ?", "Le terrorisme vise-t-il également le Vieux Continent?", "Quelles sont les leçons à tirer de cet événement tragique ?". Autant de questions, qui en appellent d'autres et auxquelles cet ouvrage apporte des pistes de réflexion ou parfois des réponses. Même si l'émotion provoquée par l'effondrement des tours jumelles fut perceptible chez les Européens, il semble qu'elle ne fut que de courte durée. A tel point que l'auteur en arrive à estimer que les Européens "n'ont jamais compris le onze septembre pour ce qu'il était: un retour de la guerre au sein des sociétés les plus développées". Thérèse Delpech, directrice de la "Prospective" au Commissariat à l'énergie atomique, dresse un exposé de "l'Europe au lendemain des attentats". Elle décrit ensuite les contours des débats d'avenir, des "rapprochements avec la Russie" au "rôle de l'Union" en passant par la question de l'Irak. En guise de conclusion, elle offre un chapitre qu'elle a intitulé: les "dix leçons du onze septembre". (AD)
*** L'Accord de Cotonou. Les habits neufs de la servitude. Editions Colophon (25 rue Gratès, B-1170 Bruxelles. Tél.: (32-2) 6758156 - fax: 6758327 - E-mail: colophon@online.be - Internet: http://www.colophon.be ). Collection "Essais". 2002, 127 p., 15 euros. ISBN 2-930254-08-4.
Après la vague d'indépendance des pays du Tiers-Monde, les ex-métropoles se sont efforcées de garder des relations privilégiées avec leurs anciennes colonies. C'est dans cet esprit que furent établies, entre l'Europe et les pays ACP, les deux Conventions de Yaoundé suivies des quatre Conventions de Lomé. Les auteurs de cet ouvrage collectif, édité par un consortium de cinq ONG et donc clairement marqué, estiment que leurs résultats furent décevants. Au fond, rien n'avait changé, il s'agissait toujours d'une mondialisation qui ne disait pas son nom, les pays européens étant soucieux avant tout d'éviter la concurrence.
L'Accord de Cotonou, qui fait suite à ces Conventions, a été signé le 23 juin 2000 au Bénin et porte sur une période de vingt ans. De l'avis des auteurs, il ne corrige pas le tir. Au contraire. Les auteurs estiment que la plupart des mécanismes de solidarité ont disparu et que ses dispositions s'inspirent presque exclusivement de la conception néolibérale. L'Accord reflète un alignement clair sur les règles de l'OMC. De plus, les populations concernées ne sont que peu ou pas informées du dossier et les sociétés civiles n'ont été que rarement impliquées dans les discussions. Enfin, le Parlement européen est de facto exclu, y compris sur le plan budgétaire car le Fonds européen de développement (FED) est en dehors du budget communautaire. Bref, les dix auteurs sont très critiques vis-à-vis de cet Accord qui ne serait pas adaptée aux conditions des économies ACP et ne répondrait en rien aux besoins essentiels des populations les plus pauvres. A tel point que certains n'hésitent pas à parler de ses "orientations néocolonialistes". Quant aux changements prétendument introduits, ils relèveraient plus de la sémantique. Ce n'est pas pour rien, concluent les auteurs, qu'il a été très difficile de faire ratifier cet Accord et que les négociations commerciales, qui auraient dû commencer fin 2002, ont pris du retard. (MF)
*** La traite d'enfants en Afrique de l'Ouest: réponses politiques. Centre de recherche Innocenti de l'Unicef (12 piazza SS. Annunciata, I-50122 Florence. Tél.: (39- 055) 20330 - fax: 244817 E-mail: florenceorders@unicef.org - Internet: http://www.unicef-icdc.org ). Collection "Insight Innocenti". 2002, 27 p.. ISBN 88-85401-84-8.
Chaque année, des centaines de milliers d'enfants sont enlevés à leurs parents sous prétexte de leur donner une vie meilleure et, transportés comme du bétail, sont vendus comme simple marchandise dans des pays étrangers, souvent proches mais dont ils ne reviennent pas, privés de tous droits, de toute éducation, de toute famille, réduits à l'esclavage. Cette plaquette de l'Unicef avance des solutions politiques afin de lutter contre ce fléau dans huit pays de cette région particulièrement touchés par le phénomène: Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côté d'Ivoire, Gabon, Mali, Nigéria et Togo. Etudiant d'abord les mécanismes du fléau de manière descriptive, l'étude montre les difficultés que l'on peut rencontrer simplement dans l'effort sémantique de compréhension des choses, l'esclavage n'étant pas compris par tous, partout, de la même manière. En outre, les façons d'en faire état varient aussi selon les régions, les peuples, les événements, brouillant d'autant les repères. Explorant les multiples tentatives de collaboration entre les Etats, les ONG et l'Unicef en particulier, l'ouvrage en arrive ensuite aux recommandations d'usage dans la voie d'une reconnaissance officielle des faits, en vue de mieux les cerner, et les combattre en connaissance de cause. (PBu)
*** YOUCEF ZIREM: Algérie, la guerre des ombres. Les non-dits d'une tragédie. Editions Grip (33 rue Van Hoorde, B-1030 Bruxelles. Tél. (32-2) 2418420 - fax: 2451933 - E-mail: admi@grip.org - Internet: http://www.grip.org ) et Editions Complexe (24 rue de Bosnie, B-1060 Bruxelles). Collection "Les livres du Grip", n° 263. 2002, 123 p.. ISBN 2-87027-931-0.
Plus de 150.000 Algériens sont morts, assassinés au cours d'une décennie de guerre civile, sans que l'on puisse déterminer à coup sûr à qui incombe le crime ou, à tout le moins, les origines de cette folie collective. L'ouvrage démontre, par une hallucinante accumulation de faits atroces, imputables à un nombre infiniment complexe d'organisations différentes, que la question algérienne ne peut se résumer à la dualité entre "progressistes" et "islamistes", entre tenants de la modernité et de la tradition, entre forces gouvernementales et rébellion. L'auteur, journaliste algérien indépendant, fait découvrir des groupes islamistes infiltrés de toutes parts, aussi bien par les agents gouvernementaux que par les agents de l'ombre français et américains, voire israéliens, égyptiens ou marocains, tous tentant de garder ou de prendre l'ascendant sur la classe dirigeante de ce pays riche en ressources pétrolières et gazeuses. Cet essai constitue une mise en perspective originale de la nébuleuse des organisations criminogènes à l'œuvre dans ce pays ayant perdu tous ses repères, mais l'infiltration de chaque camp par les camps rivaux rend toute tentative de lecture des faits extrêmement complexe, sinon illusoire. (PBu)
*** La COMMISSION EUROPEENNE (Office des publications officielles des Communautés européennes, L-2985, Luxembourg, http: //publications.eu.int) a publié le document suivant:
*** Cordis focus. DG Entreprise (Fax: (352-4301) 32084 - E-mail: innovation@cec.eu.int - Internet: http://www.cordis.lu/news ). 13 janvier 2003, n°213, 27p.. Abonnement gratuit.
"La Commission accueille favorablement un débat sur le financement par l'Union de travaux de recherche en matière de défense", annonce le présent numéro de Cordis focus. Un avis positif est donc donné à la proposition de la Présidence grecque, qui estime que l'Europe de la recherche ne signifie pas seulement s'appuyer que sur des projets civils, mais aussi rechercher des retombées commerciales offertes par la recherche militaire. Aux yeux des économistes, la recherche militaire est essentielle pour aider l'Europe à atteindre son objectif de devenir l'économie la plus compétitive au monde d'ici 2010. Une question reste posée: "la recherche est-elle en perte d'imagination lorsqu'elle se réfugie dans le militaire pour appliquer son savoir ?". On peut lire également que le commissaire Busquin appelle à une interdiction globale du clonage humain. Parmi les autres sujets abordés, on retrouve les suivants: "l'Europe doit développer sa propre technologie de lanceur spatial", "une politique de l'innovation de 3e génération ?" et "de bonnes récoltes avec moins d'eau d'irrigation".
*** Centro InEuropa, rivista di studi e di iniziativa europea. Dove vai Europa ? (Via Ippolito D'Aste 7/5 - I-16121 Genova - Tél.: (39-10) 540928 - Fax: 564356 - E-mail: ineuropa@euroframe.it - http://www.centroineuropa.it ). Anno XII, Novembre 2002, n°4, 60p. ISBN 88-8163-318-3. Prix: 7,75 euros
La revue propose une analyse des premières considérations sur la proposition de traité constitutionnel et sur la Charte des droits fondamentaux.
*** Liaisons sociales Europe (1 av. Edouard-Belin, F-92500 Rueil-Malmaison. Tél.: (33-1) 41299623 et 41299670 - Fax: 299670 - Internet: http://www.ls-europe .com). Du 9 au 22 janvier 2003, n°71, 8p.. Prix du numéro: 25 euros.
On y lit le titre suivant: "Les comités d'entreprise européens s'adonnent au hors-piste". En effet, il semble bien que les discussions entre les partenaires sociaux s'annoncent vives. Elles sont initiées par la Commission et porteront sur la révision de la directive relative aux comités d'entreprise européens. La libre circulation des marchandises et actions collectives trouve également un traitement dans cette édition. Le focus est également réglé sur l'Espagne et sa "contre-réforme du marché du travail". Enfin, on retrouve un article sur "l'amélioration du projet de directive amiante" et des tableaux sur l'état de la transposition des directives communautaires au 1er janvier 2003.
*** Europe Infos. Mensuel de la COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté européenne) et de l'OCIPE (Office Catholique d'Information et d'Initiative pour l'Europe) (42 rue Stevin B-1000 Bruxelles - Tél.: (32-2) 2350510 - E-mail: europinfos@comece.org). Janvier 2003, N°45, 12p..
"Mobilisation pour l'Europe", un thème que l'on a pris l'habitude d'entendre depuis, pourrait-on dire, cinquante ans. Mais cette année s'annonce "décisive", estime la publication. Elle "marquera une étape décisive pour l'Europe, d'une part avec les référendums dans les dix pays candidats, d'autre part avec la fin de la Convention". L'objectif commun des deux initiatives est la réunification de l'Europe. Elle devrait donner aux gouvernements la force de mobiliser l'enthousiasme des opinions, et à la Convention les capacités nécessaires pour résoudre certains blocages. Mais beaucoup reste à faire. Il faut reconnaître que les opinions publiques sont loin de ces débats. Pour preuve, ce taux et ce constat évocateurs: "deux citoyens sur trois ne savent pas ce qu'est la Convention, et nombreux sont ceux qui ne savent pas nommer les pays qui vont bientôt rejoindre l'Union".
*** IOM News. International Organization for Migration (PO Box 71- Geneva 19. Tél.: (41-22) 7179111 - Fax: 7986150 - E-mail: info@iom.int - Internet: http: //http://www.iom.int ). December 2002, 24p..
Au sommaire, et en avant-première, quelques chiffres marquants à paraître dans le "World Migration Report 2003". On peut aussi lire des réponses aux questions suivantes: « Vers où et pourquoi les populations immigrent ? » , ou encore "Quoi de neuf dans la gestion de la migration ?". Parmi les autres sujets traités, on retrouve les suivants: des abris construits pour les victimes de la Côte d'Ivoire, les ressortissants équatoriens dans leur route vers l'Espagne, la reprise des programmes des radios afghanes après six ans d'exil, et leur rôle dans les communautés à risques, l'aide humanitaire aux Roms rescapés de l'Holocauste et l'action de certains spécialistes africains au service de leur pays. Un article est également consacré au Kosovo et à la nécessité pour lui de "dépasser les barrières de la communication".