Bruxelles, 05/08/2002 (Agence Europe) - Parmi les nombreuses contributions des derniers mois aux débats sur l'avenir de l'Europe, le Groupe de recherche Bertelsmann au Centre de recherche politique appliquée à l'Université de Munich a, dans un document pour le Forum Charlemagne d'Aix-La-Chapelle, estimé que "les pressions en faveur de l'intégration sont considérables" et que, "malgré beaucoup de divergences, les Etats membres ont une très large base d'intérêts communs". Le Groupe Bertelsmann cite "quatre projets majeurs" qui illustrent l'ampleur et la dynamique de ces intérêts communs: - développement de l'UE en une "communauté de sécurité"; - volonté de devenir l'économie la plus dynamique du monde, ce qui implique "une communauté de croissance durable"; - reconnaissance de la nécessité que l'UE reste une "communauté de solidarité", notamment en vue du prochain élargissement; - évolution vers une "communauté constitutionnelle universellement acceptée".
Le rapport, qui souligne que "le plus longtemps la Convention se réunira, le plus clairement les conflits bien connus referont surface", estime qu'il faudrait: - établir un lien entre la sécurité intérieure et extérieure, car "dans ce domaine, l'Europe doit agir afin que ses forces - diversité dans l'espace, les types de relations et les systèmes - ne deviennent pas ses faiblesses"; - placer la coordination et la représentation extérieure de la politique économique et financière de l'UE "dans une seule paire de mains"; - donner à la méthode ouverte de coordination (lancée au conseil européen de Lisbonne), "sa place parmi les instruments de l'UE" et la doter "des processus adéquats"; - "déjà dans le prochain élargissement, jeter les bases, dans l'intérêt des Etats membres actuels et futurs, des futures réformes de la constitution financière de l'UE". Selon le rapport, en effet, "il faudrait réfléchir stratégiquement dès aujourd'hui sur les résultats financiers et institutionnels des prochains rounds d'élargissement, et en tenir compte dans les réformes de 2004", - définir les catégories de responsabilités à distribuer entre les différents niveaux en tenant compte, dans chaque cas, "de l'intention et de l'ampleur du droit d'intervenir" au niveau européen.