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Bulletin Quotidien Europe N° 7779
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

La Commission interdit jusqu'au 31 août les exportations de porcs vivants et de sémences porcines provenant d'Angleterre - des experts britanniques a la commission ce mercredi - Comité vétérinaire le 22 août

Bruxelles, 16/08/2000 (Agence Europe) - Une épidémie de peste porcine s'étant déclarée dans cinq troupeaux de porcs de l'East Anglia, la Commission européenne a décidé lundi d'interdire, jusqu'au 31 août, les exportations de porcs vivants et de sémences porcines « à partir de toute l'Angleterre » (mais pas du reste du Royaume-Uni). Le Comité vétérinaire, qui a été convoqué pour le mardi 22 août, devra décider si l'interdiction imposée à titre conservatoire doit être levée, maintenue ou limitée aux endroits affectés par l'épidémie (le Norfolk et, dans une moindre mesure, le Suffolk). En attendant, deux experts britanniques - l'un chargé de la gestion du centre de crise qui a été mis en place et l'autre des aspects commerciaux de l'affaire - ont examiné la situation, pendant toute la journée de mercredi, à la Commission européenne, avec des fonctionnaires européens et aussi avec un fonctionnaire néerlandais et un allemand, qui ont pu faire bénéficier leurs collègues de l'expérience de leurs propres pays, qui avaient été durement frappés par la peste porcine par le passé. Une porte-parole de la Commission a rappelé que la dernière épidémie avait coûté des sommes très importantes en compensations pour les éleveurs néerlandais.

L'information selon laquelle une épidémie de peste porcine classique avait éclaté en East Anglia était parvenue à la Commission européenne le 8 août. La Commission indique que les autorités britanniques appliquent les dispositions prévues par la Directive de 1980 qui introduisait des mesures pour le contrôle de la peste porcine classique (qui est extrêmement contagieuse pour les animaux - y compris, par exemple, par le biais des camions transportant les porcs infectés - mais ne se transmet pas à l'homme). Depuis le début de l'épidémie, plus de 10 000 porcs ont été abattus dans les régions concernées; en outre, la Directive prévoit en particulier l'établissement d'une zone de protection de 3 kilomètres et d'une zone de surveillance de 10 kilomètres autour des zones infectées, ainsi qu'un contrôle des mouvements de véhicules et d'animaux vivants. Une porte-parole de la Commission a confirmé mercredi qu'aucun autre cas n'était signalé jusqu'ici, à part les cinq notifiés au départ, mais que l'embargo décidé à titre conservatoire était appliqué à l'Angleterre dans son ensemble parce que l'un des troupeaux concernés appartient à une grande firme qui possède 48 troupeaux dans toute l'Angleterre.

La Belgique, les Pays-Bas et l'Espagne avaient décrété un embargo contre les importations de porcs britanniques dès le déclenchement de l'épidémie, et la présidence française du Conseil de l'UE avait rapidement exprimé l'intention de poser le problème au plan européen. Le président du Conseil agriculture, Jean Glavany, a déclaré que seule « une harmonisation communautaire » pouvait "apporter des garanties supplémentaires pour la protection des cheptels porcins de l'Union européenne". Le ministre britannique de l'agriculture, Nick Brown, a affirmé pour sa part prendre « toutes les mesures nécessaires pour contenir et éradiquer la maladie », et que ceci devrait permettre d'obtenir une levée de l'embargo aussi rapidement que possible.