Bruxelles, Vienne, 07/07/2000 (Agence Europe) - La ministre autrichienne des Affaires étrangères Benita Ferrero-Waldner a informé le président de la Commission européenne, Romano Prodi, du fait que ce n'est pas le gouvernement de Vienne qui a décidé d'organiser une consultation populaire sur les "sanctions" des Quatorze à l'égard de l'Autriche. Il s'agit d'une initiative des partis politiques qui forment la majorité, et la décision doit être prise par le Parlement, a écrit Mme Ferrero-Waldner à M. Prodi.
Entre-temps, le président de la République Thomas Klestil a annoncé que, si la consultation populaire est effectivement décidée, il en examinera attentivement la conformité avec la Constitution. Il s'agit de savoir si, d'après la Constitution, il est possible de poser aux citoyens plusieurs questions articulées, au lieu d'une seule question à laquelle le citoyen puisse répondre par "oui" ou par "non".
Le chancelier Schüssel a confirmé qu'il souhaite mieux informer les gouvernements et les Institutions de l'UE de la situation politique réelle à Vienne. Il rencontrera la Commission le mercredi 12 juillet, à Bruxelles, et il tiendra une conférence de presse avec M. Prodi.
Le commissaire Franz Fischler a dit pour sa part qu'il ne participerait pas au référendum.