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Bulletin Quotidien Europe N° 13947
POLITIQUES SECTORIELLES / PÊche

Luis Planas presse la Commission européenne de conclure rapidement l’accord de pêche avec la Mauritanie

Le ministre espagnol de l’Agriculture et de la Pêche, Luis Planas, a demandé à la Commission européenne, lundi 28 septembre, d’intensifier les négociations avec la Mauritanie afin de parvenir à un nouvel accord de pêche avant l’expiration du protocole actuel, le 15 novembre, et d’éviter que la flotte européenne, notamment espagnole, soit contrainte de quitter les eaux mauritaniennes.

Les négociations sur le nouvel accord UE/Mauritanie sont en cours, avait confirmé la Commission (EUROPE 13945/7).

À son arrivée au Conseil, M. Planas a déclaré : « Le protocole s’achève le 15 novembre et nous souhaitons que la Commission intensifie ses contacts, car nous ne voudrions pas que la flotte européenne, en particulier espagnole, soit obligée de quitter cette zone de pêche ». 

M. Planas compte évoquer le dossier avec le commissaire européen à la Pêche et aux Océans, Costas Kadis, et lui rappeler la nécessité d’avancer dans les discussions. M. Planas considère le renouvellement de l’accord comme essentiel, à la fois pour l’accès européen aux ressources halieutiques et pour la Mauritanie, qui souhaite maintenir une relation stable avec l’UE.

Il a également insisté sur le fait que le dossier « n’est pas une question exclusivement espagnole », plusieurs autres États membres, notamment baltes, disposant de navires dans ces eaux.

« Il y a clairement une majorité de pays en faveur de la conclusion de cet accord », a affirmé M. Planas. 

L’Espagne évoque aussi, dans une note soutenue par quatre pays (la France, la Lettonie, la Lituanie et le Portugal) en vue d’un 'point divers' au Conseil mardi 29 septembre, la nécessité que la politique européenne de la pêche accorde davantage d’attention au maintien de la présence des navires de l'UE dans les eaux de pays tiers. M. Planas estime que le retrait de la flotte européenne pourrait laisser la place à des flottes soumises à des exigences environnementales moins strictes.

« Nous appliquons les normes les plus élevées au monde en matière de durabilité et nous luttons également contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que d’autres flottes pourraient prendre la place des navires européens et « ne pas appliquer les mêmes normes » et « épuiser les ressources ».

Lien vers la note espagnole : https://aeur.eu/f/nn3  (Lionel Changeur)

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