Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a officiellement reçu, des mains du Roi des Belges, les clés du nouveau quartier général de l’Alliance atlantique, en marge du mini-sommet de l’OTAN, le 25 mai à Bruxelles.
Ce nouveau bâtiment « marque le début d’un nouveau chapitre », s’est félicité le secrétaire général de l’OTAN, ajoutant qu’il s’agissait d’un « quartier général du 21ème siècle pour une alliance du 21ème siècle ».
Le nouveau siège, situé en face de l’actuel bâtiment dans lequel l’OTAN est installé depuis 1967, fait plus de 254 000 m² répartis sur 8 ailes. Censé représenter des doigts entremêlés et symboliser la solidarité entre les membres, il peut accueillir 1500 membres des délégations alliées, 1700 personnels militaires et civils internationaux et 800 personnes des agences de l’OTAN. En plus des nombreux bureaux, l’édifice comporte aussi une piscine, des magasins, une salle de gym, des banques et un coiffeur.
Côté sécurité, le bâtiment est équipé de 1500 caméras de surveillance et plus de 100 personnes sont affectées en permanence à la sécurité du quartier général. Et les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et le Canada ont aussi fait appel à leurs propres entreprises pour faire aménager leurs parties du bâtiment, et non au consortium qui a édifié le QG.
Si une partie du personnel est déjà dans les nouveaux locaux, le déménagement aura officiellement lieu en décembre. Des travaux sont encore en cours concernant le réseau informatique.
La construction du bâtiment a fait polémique. Si la construction d’un nouveau bâtiment a été décidée en 1999, la première pierre n’a été posée qu’en 2010. Et les travaux, qui devaient durer 5 ans, se sont prolongés. Le QG a également coûté près de 3 fois le montant prévu soit 1,12 milliard d’euros au lieu des 460 millions de l’appel d’offres. (Camille-Cerise Gessant)