La Commission européenne a adopté, lundi 28 septembre, une proposition de recommandation du Conseil de l'UE sur les bilans de santé cardiovasculaires, à l’occasion du lancement, le même jour, de la première 'Semaine européenne du dépistage', organisée jusqu’au 4 octobre pour encourager la population à effectuer des contrôles de santé.
Cette initiative s’inscrit dans la campagne 'Know Your Numbers', qui sera lancée mardi 29 septembre, date de la Journée mondiale du cœur, pour sensibiliser aux facteurs de risque cardiovasculaire et à l’importance des examens de santé.
Ainsi, pour les personnes de moins de 35 ans, la Commission recommande un bilan au moins tous les cinq ans. Entre 35 et 64 ans, elle préconise également des contrôles systématiques au minimum tous les cinq ans, mais appelle à une fréquence plus élevée lorsque le risque cardiovasculaire est plus important.
Néanmoins, à partir de 65 ans, les bilans devraient être réalisés tous les trois à cinq ans, avec des évaluations complémentaires lorsque cela est nécessaire.
En outre, cette fréquence dépend des antécédents familiaux et médicaux, des facteurs de risque existants comme des circonstances sociales.
La Commission souhaite notamment faciliter l’accès au dépistage des personnes vulnérables ou présentant un risque élevé.
« La prévention ne peut devenir un privilège », a affirmé en conférence de presse le commissaire européen à la Santé, Olivér Várhelyi, qui a mentionné en ce sens le rôle des pharmacies, des centres communautaires et des unités sanitaires mobiles pour toucher les populations recourant moins à la prévention.
Aussi, l’usage d’outils fondés sur les données et l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer l’évaluation des risques, sous supervision humaine, est soutenu.
La Commission fait valoir qu'elle a déjà mobilisé 20 millions d’euros cette année pour développer et permettre l’usage des technologies utilisant l’IA dans la prévention et le traitement des maladies cardiovasculaires, qui engendrent 1,7 million de décès chaque année au sein de l’Union européenne et représentent un coût annuel supérieur à 282 milliards d’euros pour son économie.
De plus, comme l’a affirmé le commissaire Várhelyi, « une grande majorité des maladies cardiovasculaires prématurées pourraient être évitées ».
D’après la Commission, 80% de ces maladies peuvent être évitées en réduisant des facteurs de risque tels que l’hypertension, le cholestérol, l’hyperglycémie et l’obésité. Son plan pour la santé cardiovasculaire, présenté en décembre 2025, envisage de réduire de 25% les décès cardiovasculaires prématurés d’ici 2035 (EUROPE 13773/7).
Voir le projet de recommandation : https://aeur.eu/f/nni (Nithya Paquiry)