Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé, vendredi 2 octobre dans l'après-midi, que les membres du G7 (la France, l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, le Japon, le Canada et les États-Unis) et leurs partenaires allaient libérer 100 millions de barils de pétrole brut et de diesel durant les quatre prochains mois, à la suite d'une réunion d'urgence en réponse aux menaces de l'administration Trump de suspendre les exportations de gazole entre les États-Unis et l'Europe (EUROPE 13951/1).
Cette annonce a immédiatement fait baisser les cours du pétrole et des produits raffinés sur les marchés internationaux. Vers 17h30, le cours du pétrole brut avait baissé de 2,70% par rapport à la veille, celui de l'essence américaine (gasoline) avait perdu 3,45% et le fioul domestique (heating oil) 3,70%.
La décision du G7 vise à « contribuer à la baisse des prix des produits pétroliers, notamment du diesel », a écrit le président français sur X.
D'après le bulletin pétrolier hebdomadaire de la Commission européenne, publié jeudi 1er octobre, l'essence 95 atteignait 2,10 euros en moyenne dans l'UE et le diesel 2,24 euros. Les pays de l'UE où les prix étaient les plus élevés - taxes comprises - étaient le Danemark (2,66 euros le SP95 et 2,54 euros le diesel), les Pays-Bas (2,46 euros le SP95 et 2,53 euros le diesel) et la Finlande (2,33 euros le SP95 et 2,52 euros le diesel).
L'Agence d'information sur l'énergie des États-Unis indique, quant à elle, que le prix du gallon d'essence, soit environ 3,8 litres, était de 4,47 dollars (3,97 euros) en moyenne le 28 septembre. Le prix du gallon de diesel atteignait, lui, 6,38 dollars (5,67 euros) à la même date.
« Les préoccupations de nos citoyens concernant les prix de l'énergie restent une priorité absolue », concluent les dirigeants du G7 dans leur annonce officielle. (Nadège Delépine)