Bruxelles, 20/08/2008 (Agence Europe) - Après la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'UE, mercredi 13 août (EUROPE n° 9721, que nous reproduisons en annexe de ce numéro), et en attendant une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, les chefs de la diplomatie des Vingt-six États membres de l'OTAN, réunis le 19 août à Bruxelles, ont à nouveau exhorté la Russie à retirer ses troupes de Géorgie. Examinant la question, mercredi 20 août, le Parlement européen s'est prononcé dans le même sens (voir autre nouvelle).
Selon la déclaration publiée à l'issue de la réunion du Conseil de l'Atlantique nord, « les actions militaires doivent cesser de façon définitive et les forces militaires doivent regagner les positions qu'elles occupaient avant le déclenchement des hostilités », c'est-à-dire avant l'offensive géorgienne en Ossétie du Sud le 7 août. Les ministres des Affaires étrangères de l'OTAN ont réaffirmé qu'une « solution pacifique et durable des conflits en Géorgie doit être fondée sur le plein respect des principes d'indépendance, de souveraineté et d'intégrité territoriale de ce pays ». Une position qui tranche avec l'annonce faite mercredi par le Conseil de la fédération de Russie (chambre haute du Parlement russe) qui a indiqué qu'il était prêt à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie.
Alors qu'une mise en œuvre rapide de l'accord en six points signé en fin de semaine dernière par Moscou et Tbilissi est espérée, le Conseil de sécurité de l'ONU n'est pas encore parvenu à se mettre d'accord sur un texte de nature juridique. La Russie a en effet rejeté mardi 19 août un nouveau projet de résolution présenté par la France, au motif qu'il ne reprend pas spécifiquement les six points de l'accord. Selon un communiqué conjoint publié par Paris et Moscou mardi soir, le président russe Dmitri Medvedev a toutefois
« annoncé au président Sarkozy que le retrait des troupes russes sera achevé les 21 et 22 août, à l'exception d'un effectif de 500 personnels chargés de la mise en œuvre des mesures additionnelles de sécurité prévues par l'article 5 de l'accord du 12 août ». Sur le terrain, la situation était toutefois encore confuse mercredi, les militaires russes ne semblant pas partout sur le point de partir. (A.B.)