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Bulletin Quotidien Europe N° 8783
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/ecofin

M.Juncker sera Président permanent de l'Eurogroupe dès le 1er janvier 2005 - Vice-Présidence pour M.Grasser

Scheveningen, 10/09/2004 (Agence Europe) - Réunis vendredi à Scheveningen, pour le Conseil Ecofin informel, les ministres des 12 Etats membres de la zone Euro se sont dotés d'un Président permanent en la personne de Jean-Claude Juncker, dont le mandat débutera au premier janvier 2005 pour une période de 2 ans renouvelable. Cette décision, qui s'accompagne de la nomination au poste de Vice-Président de l'Eurogroupe de l'Autrichien Karl-Heinz Grasser, vise à renforcer l'autonomie et la visibilité des Etats qui partagent la monnaie unique.

Arrivés dans la cité balnéaire des Pays-Bas avec d'importants dossiers dans les valises, c'est bien sur la question de la Présidence permanente de l'Eurogroupe que les ministres étaient susceptibles de prendre une décision dès vendredi. Le nom de la personnalité choisie n'était pas un mystère, et l'on n'attendait plus que l'annonce officielle de la désignation de Jean-Claude Juncker à ce poste. A son arrivée, le Premier ministre et ministre des Finances luxembourgeois s'était contenté de sourire aux journalistes qui, sous forme de question, lui prédisaient une journée satisfaisante.

En fait, seules la durée et l'opportunité d'anticiper une réforme, prévue dans la Constitution, constituaient des éléments d'inquiétudes, pour l'Autriche et la Finlande notamment. Ces deux pays, qui prendront successivement la Présidence de l'UE en 2006, auraient dû avant l'introduction de la réforme diriger les débats à l'Eurogroupe. L'attribution de la Vice-Présidence, sous forme de concession, au ministre autrichien des Finances, a semble-t-il emporté leur accord. M. Grasser prendra ses fonctions en même temps que M. Juncker, mais pour une durée d'un an et demi. Le poste de Vice-Président devra échoir au ministre finlandais, lorsque son pays assumera la Présidence de l'UE, au deuxième semestre 2006.

Avant le déjeuner de l'Eurogroupe, le ministre autrichien, très détendu, semblait déjà ne plus vouloir s'opposer à la proposition de Présidence stable, dans la mesure où elle "renforcera la coordination économique et budgétaire". "D'un côté, nous avons une politique monétaire centralisée et de l'autre nous ne disposons pas vraiment d'une politique budgétaire et structurelle coordonnée", estimait-il, en précisant que "s'il y avait la possibilité de faire un pas important en avant, ce serait une bonne idée". Le pas franchi, M. Grasser y voyait un "grand honneur pour l'Autriche". Plus disert une fois sa nomination acquise, M. Juncker a concédé que ce n'était finalement pas une surprise: "mon nom a tellement circulé dans la presse que, cette fois, je ne pouvais pas dire non". Refusant de divulguer avant l'heure un programme de travail, il a assuré que "l'objectif de l'Eurogroupe sera d'essayer de réunir tous les éléments favorables à la croissance en Europe".

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