InfluenceMap, un groupe de réflexion mondial qui recense plus de 1 000 entreprises et 300 associations professionnelles, a analysé les arguments du secteur privé en faveur et contre le système d’échange de quotas d’émission (SEQE-UE ou 'ETS') durant les années 2025 et 2026.
Le groupe de réflexion a ainsi découvert que parmi les entreprises impliquées auprès des décideurs publics sur le SEQE, « 45% plaidaient pour un système ambitieux, tandis que 44% préconisaient un système moins ambitieux ».
Les deux camps utilisent la compétitivité comme argument pour justifier leur position. Les arguments les plus courants contre le système en place sont que le nombre d'allocations gratuites est insuffisant, que le prix du carbone est trop élevé et que les conditions ne sont pas réunies pour une transformation industrielle.
Pourtant, « les chiffres de la Commission européenne montrent que les quotas gratuits ont couvert 85% des émissions industrielles entre 2021 et 2025, de sorte que le prix effectif moyen du carbone payé par l'industrie en 2025 (environ 10 €/tCO2) ne représentait qu'une petite fraction du prix moyen du carbone cette année-là, qui était de 70 €/tCO2 », selon les données compilées par InfluenceMap.
Par ailleurs, l'augmentation du prix du carbone permet de tirer des revenus 'ETS' de plus en plus importants, qui ont pour objectif de financer la décarbonation industrielle, souligne le groupe de réflexion. Enfin, InfluenceMap cite la directive sur les énergies renouvelables et le cadre d’aides d’État du 'Pacte pour une industrie propre' (Clean Industrial Deal - CISAF) comme deux cadres habilitants en faveur de la décarbonation industrielle.
Consulter l'analyse : https://aeur.eu/f/mn8 (Nadège Delépine)