Bruxelles, 23/08/2013 (Agence Europe) - Apportant son plein soutien à l'appel des Nations unies pour une enquête approfondie, impartiale et rapide sur les attaques chimiques présumées en Syrie, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a appelé, le 23 août, à l'unité de la communauté internationale. « La communauté internationale doit maintenant, de toute urgence, montrer un visage uni et veiller à ce qu'une enquête crédible et approfondie puisse être effectuée », a-t-elle indiqué. « Nous devons aller au-delà de nos différences. Nous le devons au peuple syrien (…). Nous devons maintenant mettre un terme à la spirale de la violence, au terrorisme et à l'afflux sans cesse croissant de réfugiés », a-telle poursuivi, ajoutant encore que « la communauté internationale doit maintenant agir avec un sentiment d'urgence et de responsabilité ». Pour Mme Ashton, il faut « sans plus tarder », « aller de l'avant dans un processus diplomatique dans le sens de l'initiative pour une conférence à Genève II ».
Si la Haute représentante continue de miser sur une solution politique, la France a menacé d'une réaction de force si l'attaque chimique est avérée (EUROPE 10905). Une menace inacceptable pour la Russie. « Dans ce contexte de nouvelle vague de propagande anti-syrienne, nous pensons que les appels de quelques capitales européennes à faire pression sur le Conseil de sécurité de l'ONU et décider dès maintenant de recourir à la force sont inacceptables », a dénoncé le 23 août le ministère russe des Affaires étrangères. Les États-Unis et la Russie ont appelé le gouvernement syrien à coopérer avec les experts de l'ONU et l'opposition à lui assurer un accès sécurisé aux lieux de l'incident, qu'elle contrôle.
La Suède quasi certaine de l'utilisation des armes chimiques. Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères suédois, Carl Bildt, a dit, le 23 août, avoir peu de doutes sur l'utilisation par le régime des armes chimiques dans une attaque dans la banlieue de Damas le 21 août. « En essayant d'évaluer toutes les informations qui sont disponibles, je trouve difficile d'arriver à quelque autre conclusion qu'une substance chimique létale a été utilisée », a annoncé M. Bildt sur son blog.
« Nous pensons que c'est une attaque chimique du régime d'Assad de grande ampleur, mais nous voulons que les Nations unies puissent l'établir », a pour sa part annoncé son homologue britannique, William Hague, à la télévision.
Menace de Ban Ki-moon. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a prévenu que si l'attaque était avérée, elle constituerait un « crime contre l'humanité », violerait le droit international et « devrait avoir de graves conséquences pour celui qui l'a perpétré ». « C'est un défi grave pour la communauté internationale dans son ensemble », a-t-il ajouté. (CG)