La Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, a annoncé, mardi 1er septembre, à l’issue d’une réunion ministérielle informelle des ministres européens de la Défense à Wicklow (Irlande), qu’une décision sur une mission PSDC de l’UE au Liban pourrait être prise en octobre. En décembre 2025, l’Irlande, l’Autriche et l’Espagne avaient proposé d’étudier la possibilité d’une mission de formation des forces armées (EUROPE 13787/5).
« La planification avance bien et nous visons une décision du Conseil en octobre », a expliqué Mme Kallas, précisant que la mission viserait « à conseiller et à former les forces armées du pays, notamment en matière de sécurité des frontières et de sécurité maritime ».
Selon Mme Kallas, l’objectif est de renforcer les forces armées libanaises et la capacité de l'État libanais à assurer la sécurité sur l'ensemble de son territoire. « Cela implique la formation, le soutien aux forces de contrôle des frontières et aux forces intérieures pour instaurer l'ordre et laisser la responsabilité de la situation au gouvernement libanais », a-t-elle précisé, précisant que l'UE ne cherchait pas à remplacer la mission de l'ONU FINUL.
La Haute Représentante a annoncé que plus de dix États membres s’étaient déjà dits « prêts à fournir des ressources et du personnel ».
« Face à l'instabilité persistante dans la région et au Liban, il est essentiel de convenir au plus vite d'une nouvelle mission », a souligné la ministre irlandaise, Helen McEntee, annonçant que son pays comptait participer à cette nouvelle mission. Car le temps presse - la mission de la FINUL prenant fin à la fin de l'année. « Comme l'a souligné le sous-secrétaire général de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, alors que nous entamons le retrait de nos troupes (de la FINUL), nous ne voulons pas créer de vide là où une présence continue est nécessaire », a prévenu Mme McEntee.
« Nous avons tout intérêt à assurer une transition harmonieuse (avec la FINUL) et (à avoir) une mission bien conçue », a ajouté Sebastian Hartmann, secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense allemand, estimant qu’il fallait que la transition se fasse « aussi facilement que possible d’ici la fin de l’année ». (Camille-Cerise Gessant)