L'ONG ChemSec accuse des études récentes commandées par l'industrie chimique sur les fluoropolymères - une catégorie de PFAS (polluants éternels) - de présenter des biais (des partis pris) importants alors que l'UE prépare une restriction générale de ces substances.
Selon une analyse publiée lundi 31 août par ChemSec, deux études consacrées aux fluoropolymères, utilisés notamment dans les revêtements antiadhésifs, les équipements médicaux, les câbles et les joints, auraient été réalisées avec des consultants liés à l'industrie et présenteraient les données de manière sélective.
L'organisation reproche notamment à ces travaux d'ignorer des recherches de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA), de l'OCDE et de l'Agence européenne pour l'environnement.
Une des études conclut à un « faible niveau de préoccupation » concernant les fluoropolymères, une approche que ChemSec affirme ne pas être reconnue par des chercheurs indépendants ni par les organismes scientifiques internationaux cités.
« Ce n'est pas de la science, c'est profondément malhonnête », estime Jonatan Kleimark, directeur des programmes de ChemSec, qui accuse l'industrie de présenter comme scientifiques des travaux réalisés par des experts proches du secteur.
La Commission européenne envisage une interdiction générale des PFAS (EUROPE 13891/8).
Plus de détails : https://aeur.eu/f/n78 (Lionel Changeur)