Le porte-parole chargé de la Défense à la Commission européenne, Thomas Régnier, a rappelé, mardi 25 août, qu'un deuxième appel d'offres doit être lancé « encore cette année » afin d'allouer les montants n'ayant pas été octroyés aux dix-neuf États membres participant à l'instrument de prêt 'SAFE' destiné à accroître les dépenses militaires des pays de l'Union européenne.
Sur 150 milliards d'euros au départ, l'enveloppe à redistribuer se situerait dans une fourchette entre 10 et 12 milliards.
L'Italie, qui n'a pas encore signé d'accord de prêt avec la Commission, devrait finalement mobiliser plus de la moitié des 14,9 milliards d'euros initialement envisagés (EUROPE 13705/18). Elle avait lié sa participation à l'instrument 'SAFE' à l'octroi d'une flexibilité budgétaire accrue pour soutenir les ménages et les entreprises affectées par la flambée des prix énergétiques provoquée par la guerre israélo-américaine contre l'Iran (EUROPE 13869/15). Mais Rome n'a obtenu que partiellement gain de cause, la flexibilité budgétaire n'englobant pas les aides directes à la consommation d'énergies fossiles (EUROPE 13922/15).
La Hongrie devrait également revoir à la baisse son allocation initiale de 16,2 milliards d'euros et souscrire un prêt proche de 12 à 13 milliards. La France empruntera également un milliard d'euros de moins qu'initialement prévu.
Parmi les pays intéressés par un deuxième appel d'offres figurent la Lettonie et la Pologne, cette dernière étant la principale bénéficiaire de l'instrument 'SAFE'. L'Irlande, qui n'a pas participé au premier appel d'offres, désire cette fois en faire partie pour renforcer sa marine militaire.
Mardi, M. Régnier n'a pas exclu que le second appel d'offres soit ouvert aux vingt-sept États membres. (Mathieu Bion)