Plus d'une fraise conventionnelle sur deux produite dans l'UE contient des résidus de pesticides PFAS, tandis que les pesticides les plus fréquemment détectés sont deux perturbateurs endocriniens qui auraient dû être retirés du marché, selon une enquête publiée mardi 7 juillet par l'ONG PAN Europe.
L'étude porte sur 41 échantillons de fraises prélevés dans onze États membres, dont 36 issus de l'agriculture conventionnelle, quatre de l'agriculture biologique et un présenté comme exempt de pesticides.
Selon les résultats, des pesticides PFAS ont été détectés dans 58% des échantillons. Les substances les plus fréquemment retrouvées sont le fludioxonil et le cyprodinil, deux pesticides identifiés par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) comme perturbateurs endocriniens.
L'ONG souligne que ces substances auraient dû être interdites en application de la législation européenne. 56% des pesticides identifiés appartiennent à la catégorie des pesticides 'les plus dangereux', dont la suppression progressive est prévue par la réglementation européenne depuis 2011.
Les analyses mettent en évidence la présence de plusieurs résidus dans un même fruit. Jusqu'à neuf pesticides différents ont été détectés dans un échantillon belge, huit dans un échantillon hongrois et sept dans un échantillon irlandais.
Plus de détails : https://aeur.eu/f/mqw (Lionel Changeur)